poematique expiraTOIre
ouvrir la main un peu d'air dedans comme une autre, tendre, au creux de sa paume. cette ronde chair de ciel de partout me retient au monde air et vent mes tuteurs de vivre il faut bien des caresses pour me tenir debout, parmi les émeris humains ouvrir...
et puis un jour, tu prononceras mon nom, tu le murmureras et je sortirai de ma nuit un jour, tu iras dans le secret des roseaux dans le chemin des murs dans la paume de mer tu me diras et je sortirai de ma nuit un jour ta langue goûtera le fruit des lèvres...
Xylophone météo. j'écoute. La flotte tape contre les lames et moi je résonne Sensation de m’effriter puisque le font toutes les douleurs. Rien de ce qui bruisse ne semble jamais pouvoir tenir. c'est fragile le son de l'eau.. un échafaudage s'écroule,...
Fleur bleue corps dynamite Explosion silencieuse au bout d’une mèche ou fusée solaire léchant le vent qu’il y a entre les mains tes soubresauts tes cabrements de lumière comme un fil à la patte du feu j’ai pour toi une flamme esclave danseuse aux bracelets...
je vous hais depuis toute la souffrance des nuits lardées de peur de cette mort à petites doses, qui vient, qui vient, qui vient encore je vous hais de cette haine qui détruit, enfonce, noie, extermine à la sape lente je vous hais de m'imposer la dernière...
j'ai mis le livre dans un endroit qui lui ressemblait, le bord d'une fenêtre il s'y est déployé coloré du pays et de l'ocre temps il a respiré ce qu'il voyait ce qu'il entendait tenu chaque matin, la nuit sur le filet de la page l'aube préface ainsi toujours...
j'harnache à mon regard mes lunettes de pluie, les culs de poule myopes.écarter ces voiles en fils de flotte. enserrer tout ça dans la cordillère humide, ce jour va passer. il en impose peut-être avec son trenchcoat de chez Fous Ren. mais je vais me la...
j'aime ce moment neuf, cet instant si variable, si fugace où s'ouvre sous la fente de la chambre des mystères une orée de lumière. une trace passe, fragile sous la porte lointaine. l'aube arrive. glisser l'oeil là-dessous... je suis dans un long corridor,...
j'ai peur qu'un jour tu me demandes d'être quelqu'un et que tu ne trouves qu'une personne que ce vide avec une ombre autour. je tends sur mes formes des chairs roses du pays charnel comme on habille une ossature creuse que tu perçoives au moins une image......
retour simple est-ce un futur ou un passé poser son pas comme on tombe des anges et sa main à la rambarde de l'aube poser son rêve et le murmure creuser avec des doigts de dentelle un trou dans la terre mouillée et y glisser avec des graines sources le...
mon esprit et mon corps en état de faim en état de fin je suis de votre eau je me regarde en vous et me déploie comme fleur de thé ou soie de papillon un atome de vous qui se déplie après la soif ce sont des mots mais ma source est un puits de sangs vifs...
un paysage ou alors un accroc, vue du ciel, vu de loin... râclé, étiré du bas vers le haut ou alors comme des ricochets de pigments et d'eau venus depuis les côtés... ça glisse tout en laissant partout des soubresauts de terrains défaits... par-dessus,...
Il y a dans le parc un grand bateau invisible. Un cargo, un tanker un bananier. Que sais-je ? Un bruit étrange de conque régulièrement traverse les tilleuls. Je cherche les embruns entre des fétus de maïs et des bordures de ricins. Un ticket de voyage,...
pas monnayable le poème. tu prends ton parti avec ou sans rêve. la question n'est pas là. mes songes ne sont pas de la po-é-sie, c'est le contraire même, ils ont tout du banal parcours de nuit avec ses passeports et ses tickets de métro dodo. je ne mets...
ce froid que je tousse, gros nid gelé au fond du thorax, que je crache par miettes rauques, claque de saison et ciment grelotté. pris comme ça en courant pieds nus dans une maison crue après on s'étonne. l'insouciance que c'est de parler la voix claire,...
tous les jours je pèle mes amours, une pelure avant la suivante, l'oignon facétieux pour ma fricassée de chagrins. régime mono-maniaque avec fonds de poème et re-cuisson d'os. je monopolise le feu les épices.je brasse je racle les sucs. j'arrose, je vinifie...
plongeon dans la musique. suis d'une terre joueuse après tout. notes suspendues entre la bouche et le geste, suis d'une sorte double dont les corps rudes laids sont habités d'une grâce de la gorge. ne pas l'oublier, rester donc dans la foule choriste...
triste lune agrafée sur la veste du ciel lune jaune avec sa grosse imperdable qui me pique le sein le monde va brûler d'une lèpre de volcan avec des dents pointues bouffies d'or et de diamants et derrière elles le squelette vautré des humains sans amour....
roide maison des songes ce ne sont que des couloirs enfilés sur les perches de l'exil je longe à pieds nus le tronc sec des images j'avance vers le carreau inutile et bleu que fait le désir juste au lointain doigt de la lune j'avance avec aux chevilles...
tout éclot quand c'est le printemps, le jour également. c'est sa manière convenue d'apparaître, floral, jaillissant. je sors de ma maison comme une pochette surprise moi aussi. me sens pareille à ces gros boutons de tulipe aux lèvres rouges. je reviendrai...
je remonte les rivières de fiel hippocampe en mal d'oeufs me féconder moi-même dans le profond des enfances je remonte droite debout à coups de reins donnés dans l'étanche moi l'amputée de bras d'amour tranchés net à l'épaule afin que je ne serre rien...
surtout me départir de l'illusion. ne pas croire maintenant que l'on me parle, que des choses me parviennent dont je serais la cible. ne pas donner du corps de l'enflure même, à ce désir encore petit, presque honteux et qui n'est aucunement destiné à...
les ombres se sont assises sur mes épaules me défaire de ton dos tailler la cagoule la nuit a bien deux trous son poème et le mien m'inscrire dans les textures gaufrées, les couches où l'on ne dort jamais me meurtrir d'empreintes elles retournent dans...
21 mai. date essentielle. il n'y a rien à fêter, ni quelque famille, mariage et extravagances mortelles. jour qui ressemble à un solstice mâtiné de superflu et d'inefficace. un 21 sans étoiles, un 21 dépouillé comme on peut supporter de les voir se lever...
je n'entends plus ce cliquetis dans la serrure de lune, le ciel reste fermé. personne ne passe par le jardin et je n'étiquette plus les boues de pas pour me dire un voyage. le temps use aussi les envers, l'estompe triste d'une mer en jachère. le monde...