poematique expiraTOIre
j'ai peur qu'un jour tu me demandes d'être quelqu'un et que tu ne trouves qu'une personne
que ce vide avec une ombre autour.
je tends sur mes formes des chairs roses
du pays charnel
comme on habille une ossature creuse
que tu perçoives au moins une image...
n'est-ce pas de la poésie en somme?
tu t'affoles, tu crois me voir me toucher mais ton âme n'est pas dupe
elle te crie mon vide et toutes ces apparences.
tu cherches
comme chacun
à rassembler le vent qui a dissous tes premiers mots
ceux que tu crois prisonniers dans ma cage