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poematique expiraTOIre

la maison craque...

Dans le trouble des poussières, la maison craque. Elle redit la faim des morts et leurs biscottes qui rôtissent dans les ampoules. J’entends leur repas. Et comment ils choquent la couverture de nuit contre le cristal d’une pauvre lumière. Elle craque...

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rêve et désir

Alors, prendre mon élan et enjamber la faille de l’ombre. Les mots creusent la moraine du froid. La mort s’allonge et cette fosse sous mes nuits glisse sur le parquet de la chambre. Prendre le fil d’une épée, trancher les fissures, je tombe moi aussi,...

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promenade sur l'île

il y a plus d’avenirs dans le jamais que dans ce toujours. ces mousses sur les pierres sont des neiges levées du sol. la buée de ma bouche fait des passerelles sur les courants d’air : la grâce est une prise de tabac dans la souffrance globale, une écume...

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journal aube 288

Chaque matin, je vais au ciel bleu comme à la frontière. Un clandestin qui cherche la faille dans la paroi de verre. Le bleu qui tombe sur nous. Je suis comme l’immense troupeau des ivrognes de l’éblouissement. Je fouille l’intensité noire jusqu’à voir...

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journal de l'aube 290

Mon ami, Nous ne serons jamais que de l’eau noyée, jamais qu’un arbre déguisé en plumeau, jamais qu’une pale au bout d’un courant d’air. Crois-moi on est loin très loin du sacré, très loin du mystère, à des lieues de la révolte et du crachat divin. Poète...

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journal 314

Veille de tempête. Entre-deux de la poussée. Quelque chose attend et patiente sous le sol. Un germe, une larve, un œuf. J’ai taillé mes bras à la mesure du saule. Je ne tends plus qu’à l’ampli du poumon. Les membres Samothrace, l’élan de poitrine, une...

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journal de l'aube 318

Pourquoi le temps compterait-il ? Il n’a pas assez de doigts pour ça. La main qui se tend rompt les bâtons qui me dénombrent. L’empêchement n’a que des ongles blancs qui serrent jusqu’aux pertes du vif. Et j’enchaîne les calculs, mathématiques de fer...

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journal de l'aube 324

Le sommeil s’écarte, un souffle en a effacé le sable, ses dessins sortis de la poussière de mon esprit. Je tranche mon chemin dans la nuit, part de vie supplémentaire pour les obèses du cœur. Ça de gagné. J’ai beau chercher à raccrocher mon wagon au fil...

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journal de l'aube 331

rêve d’enfantement.. ces femmes dans le monde entier, ma grand-mère. ce ventre plein, ce ventre évidé. (j’ai écrit ventre-plein sans le voir, comme terre-plein, une levée de terre), entrailles pot dans lequel un homme viendra sans répit poser une graine...

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