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poematique expiraTOIre

journal de l'aube 324

Le sommeil s’écarte, un souffle en a effacé le sable, ses dessins sortis de la poussière de mon esprit. Je tranche mon chemin dans la nuit, part de vie supplémentaire pour les obèses du cœur. Ça de gagné. J’ai beau chercher à raccrocher mon wagon au fil qui dort, je suis dénouée. Inutile.
La maison m’entoure. Faut éclore. Développer mon jupon alentour. Briser la coque et rejoindre le monde. Reprise dit-on. Comme si les vacances avaient troué quelque chose et que la vie avait fait une chute.
C’était bien mieux, respirer dans la nuit comme avec des branchies, ne m’inquiéter de rien car l’espace de rêver avait gagné d’autres territoires. Tourner le sablier à l’envers, voir la lumière de mon hublot de rêveur, sous-mariner sans complexe. Personne ne m’attendait sur la plage. Et me demander parfois ce que ce serait de ne plus vivre que là où le monde se concentre et rassemble autour de moi l’obscurité pour ne jamais plus me distraire…
Et puis comme à chaque temps de recommencement, ce frisson d’angoisse de sentir se réaliser mon échéance..

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brigetoun 27/02/2015 20:36

toute contente de voir ces trois billets
lire, aimer - en rester là
pas capable

annaj 27/02/2015 20:43

reprise du blog pour Aunryz qui avait utilisé des bribes de ces textes pour les motsliés