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poematique expiraTOIre

journal 314

Veille de tempête. Entre-deux de la poussée. Quelque chose attend et patiente sous le sol. Un germe, une larve, un œuf.

J’ai taillé mes bras à la mesure du saule. Je ne tends plus qu’à l’ampli du poumon. Les membres Samothrace, l’élan de poitrine, une faiblesse où il faudrait poser sa main pour la comprendre. La carotide se file à brins de miracle et la tête réclame des offices de peigne, permanente en bigoudis d’ange. Je m’enroule comme un papier de faits : le poème fait grain, soit il vit soit il meurt.

Et cette solitude est comme un carré de terre, une mesure étroite tirée au cordeau où je sème mes yeux à l’empan du désir.
Veille de tempête. Il est possible que je ne renaisse plus loin qu’abandonnée des ailes mais profilée guépard. plus jamais le poème, qu’une prose...

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anna 08/09/2015 21:15

Merci .en fait souvent la limite détermine et pousse à créer.

rechab 08/09/2015 20:42

"cette solitude est comme un carré de terre, une mesure étroite tirée au cordeau où je sème mes yeux à l’empan du désir."
t bien dit...

c'est un peu la question que je me pose en écriture, si ce que je sème est mon désir, ou contenu dans un carré un peu limité ( conventionnel) dans un cadre dit "poétique"...