poematique expiraTOIre
il me semble que c'est ainsi...je promène mon être d'un jour d'avril lointain si lointain à la recherche des anses d'être aimée... je me dis qu'il est tard que cela se peut de moins en moins et qu'il y a des vies qui ne servent à rien une image découpée...
si un peintre faisait des toiles jamais regardées un écrivain des romans de tiroir si chaque mot , chaque trace donnés au monde ne produisait jamais aucun écho... je suis le Crusoé du blog littéraire ;-)) et en fait cet inutile probable c'est aussi faire...
on devrait tous être le désir de quelqu'un ce bout de flèche ce but tiré à quatre épingles sur le temps et la volée être un post-scriptum une sorte de timbre mouillé sur le bagage on devrait être ainsi un jet de lumière pour quelques frissons d'ombre...
ça ne fait rien... les enfants disent comme pour se protéger..." c'est pas grave" je peux bien m'en servir aussi tous ces "pas grave..." qui jonchent mon papier peint c'est vrai que mon amour avait mal levé la faute au courant d'air je pense ça ne fait...
chaque poème est un volcan érigé d'un seul souffle sur le léger du monde une extension de feu de chaleur de lumière griffant le noir universel sa trace chavire le sens de la course elle fend la voie vers l'éternité l'homme se coule dans ses falaises il...
cahier de brouillons tout à reprendre et cisailler poursuivre les images autrement peut-être mieux. ces dépôts sont bruts non affinés une matière dedans quand même ce carat de dire d'aimer de vivre à prendre à laisser avec en point de cible quelque chose...
d ouble désunie ce vieux désir d'avenir tiré au boulet de prendre corps en soi de prendre corps en l'autre n'arrivera jamais c'est écrit depuis les dieux le cercle est ma calligraphie viscérale j'offre au vent tous mes trous de passoire mes filtres à...
Mardi 20 avril 2010 2 20 / 04 / 2010 12:50 vide silencieux carré de toile blanche ou début de voilage vide comme ma main puisqu'elle a tout lâché bagues phalanges et osselets vide pensée vide espace quatre murs, même pas un méchant la vie ce bruit des...
ll n'y a que le silence pour faire tant de bruit tout ce ciel en bague de souliers l'oasis de l'ombre de la vie qu'on promène et cette branche craquée briquet de chemin pour nos futures cendres **** la danse enfile le bas du soir le chorégraphe baise...
cela ne sert à rien d'écrire je suis toujours en retard d'un être d'un temps d'un crachin d'encre. et puis je sens que je me ridiculise deux années de poèmes au jour le jour deux lecteurs peut-être les bons jours et qui ne doivent même pas savoir pourquoi...
L’amour m’entend L’amour m’écoute Et tous mes chants Et tous mes doutes J’ouvre les mains sur l’univers J’ouvre le temps à ses prières Et loin si loin Encore encore Montent le vent Et mon accord C’est son chemin C’est mon aurore L’amour m’entend L’amour...
lancer de runes sur le temps qu'il va faire des flaques de pluie avec ce joli braille de gouttes écrivent le cycle de l'eau et le cycle de moi l'emmaillotement des sagaies on imagine des traits d'éternité assortis de fourreaux archéologie des objets du...
peut-on demander encore à l'Homme que son sexe parle l'amour? arrogant de sa liberté fier d'aucune attache ignorant de la source du plaisir vrai des femmes il ne voit plus que des femelles des Vénus de barrières et de la chair réclameraient-elles qu'on...
braise, ce mot qui ne grésille jamais dans mon histoire braise à coudre à la machine point de feu follet en zigzag, ivresse des tourbières braise crépitements de l'aiguille dans des symphonies joyeuses tu agites la musique comme on secoue des lessives...
foudre des alcools à la perce ce qui se boit fait miel les abeilles ont allumé les arbres et des boutons de seins comme des framboises lettres dans la pharmacie ruches d'apothicaire ou ordonnances roulées comme des cheveux au doigt potions de vie entre...
la folie m'appartient nuit du silence de ceux qui sont doublures sur Terre qui croise la transparence ne saurait s'y arrêter ni la saisir l'âme est en cage le corps cherche l'apaisement perdu dans ce vôtre monde les brins jamais ne se croisent et les...
je ne te vois pas. t'es rien, t'es personne. t'es pas un accident. t'es pas là. je ne te touche pas, ne prends rien, ni parfum, ni éclats ni petite salive au coin de la bouche. tu n'es pas debout ni dressé ni élargi, écartelé sous la roue pour prendre...
il y a à ma fenêtre un moine cerisier à ses pieds les cercueils des flocons prises des racines et des écorchures dans la terre pénètrent les brisures envolées de la Lune je mise ma tête au hochet de ses branches une pluie de pétales et l'averse des idées...
j'aimerais rencontrer le jour où tu es né où dans la main des fleurs il a fallu chercher la poudre le sachet de l'odeur après laquelle je vais ce timbre léger ce rosé de tendresse dans lequel je m'endors et je fais mon ivresse j'aimerais rencontrer la...
prendre le pouls de l'eau remontant ta rivière il frappe monnaie de l'argent des goupils j'ai lâché dans un puits une pièce très noire un trou profond pour que jamais il ne puisse t'atteindre et courir sur les parquets de suie homme qui boit la lune le...
se torsent les paupières -ne plus regarder qu'une nuit bavarde- à l'essorage des vieilles larmes dans mon regard ridé toujours l'œuf d'un nouvel étonnement je ne désespère pas devenir l'enfant ou alors un nuage ou encore le vent je serre les yeux sur...
cri de poussière qui tombe voile du soir gris rose bleuté presque blanc et la colle d'entre les gens poissant sur le hasard ici et puis là-bas un œil perce mon front et je baisse ma vue y a-t-il mieux à faire quand Dieu passe sur un ange de silence la...
poignées d'encre comme des pétales d'un iris trop fort semées sur des champs de neige ce nuage les corolles du hasard danseront ma joie de faire poudre et long feu en toute brusquerie tout tombe et s'étiole le son même de la dissolution et cet instant...
le vin est bon, de cette rouge couleur qui -parait-il- dit tout. il glisse sur mon chagrin comme un onguent de saveur et je me laisse prendre et aimer de cette légèreté d'idolâtre dyonisiaque. le vin que je prends dans un verre de transparence, comme...
J'ai longtemps pensé que mon ombre me suivait, une évidence d'enfant rêveuse. L'ombre m'imitait, me tournait autour, avait sur moi ce petit pas de retard qui donne la sensation d'une forme d'autorité. Du moins, cela me semblait être une vérité fiable....