poematique expiraTOIre
juste par la fente, -je ne ferme pas tout à fait le store-, toute cette vie dans une ligne prise, entre bas et haut, où se glisse la rue comme une lettre dans ma chambre. ces lumières qui clapotent d'un étage à un autre, ascenseur lumière excentrique...
petit coup de froid. normal la traîne, la bise et les pieds nus. c'est une manière de reprendre conscience de ces bonheurs nature qui encombrent les journées et que je ne distingue plus. je prends le plaisir par l'emballage, je dévisse les bouts, j'écarte...
gravement, l'avenir n'est donc pas écrit? alors que nous avons tant de cailloux striés, de marques toutes faites au corps au coeur et dans la tête? j'aimerais presque n'avoir pas à tant devoir mais laisser aller, aller aller.... la vie saura bien, la...
débroussailler l'inutile le plat de la gifle est effilé à la meule de fusil petite serpe pour décharner ces idées qui déchantent un lierre torse mes haies on dirait qu'elles prient branches jointes et ce Dieu qui poursuit son zèle bleu pesant sac sous...
par le temps que j'expire soufflets d'orgue qui s'ouvrent qui se ferment qui battent sur mes tempes je suis dedans qui prends le vent j'ovale la musique des chapelles de bravoure éclatées sur mes voûtes le bruit de grands dieux les heures défilent avec...
sous les paupières c'est là que se tiennent les agrumes juteux des lumières sous mes paupières chaudes incandescentes quand je ferme les yeux et je lèche la pulpe de tes fruits je soude mes cils chenille je grignote des pupilles je mastique le soleil...
tout le reste t'appartient l'horizon que caresse ma main et la petitesse des choses le papier, l'encre et l'oeuf des oiseaux tout la texture et le goût le parfum et le cri le reste dépecé du temps tout le reste t'appartient la plénitude des algues la...
combien de mauves sur les cintres, ces pastels d'une passion lavée demie teinte aux abois mi nuit mi feu ajustés entre cernes et veines coupées pour flatter mes mémoires autre temps de violettes combien de fluides sur les cintres, paniers à courants d'air...
"ça ne sert à rien de m'aimer "qu'il a dit . enfin... que j'ai cru entendre qu'il a dit. c'est juste que les pensées sont parfois si fortes qu'on reste assourdi et les mains sur les oreilles, de la pensée bien cossue, de la pensée de conquête , avec pétoire...
flore des jardins célestes, arbres éclos sur l'air vos pupilles traversent l'envers corolles éparses vers un monde de hauteur et d'éternité vous fixez le temps qui passe le temps d'un noir intense où se perdent chaque pensée et mes racines vastes nids...
inutile charbon ces raies de nuit sur la chair et puis dedans où se perdent depuis toujours des boisseaux de rivière inutile chaleur des désastres glissée sous les ourlets d'un très vieux sang les froissements de terre calcinée les laves mûres crispées...
appâte bas les pattes touche pas d' attouches j'ai les piques en applique et tous ces plocs d'une pluie atomique déporte les gens de ma sorte se diffractent honnis fracs je défroque défloque des amiantes mes amants toxiques colchiques pornotic's je consume...
mon corps mannequin d'os modèle couture drapé soyeux les bijoux sang sucré et framboises brodées à vif la pâleur qui rôde la nuit en grande nudité les bretelles lâches débridées de jument le rêve la peau le souffle lève les crépons du deuil grillage et...
patience. chambre claire aseptique. mes pieds sont toujours aussi laids, jaunes bien sûr et cette chemise de nuit, fendue à fesses décousues. pour dieu sait quel avantage. je vais aller m'étendre, -on va... serait plus précis-, la table raide et plonger...
Quand tout commence on aimerait une musique, un bruit venu d'une saulaie ou d'une allée de tilleuls, ça brosserait le vent pour défaire ces chignons noués... On aimerait que quelque chose épingle sa médaille et que cela se voit peut-être ou alors au moins...
après tout pourquoi pas...m'enfoncer me laisser couler à l'intérieur de moi, glisser comme du blanc d'oeuf, viscosité flasque , inconsistance. je n'ai rien à dire et même en m'appliquant beaucoup je ne mettrai pas un fond de vie sur mes chapelets d'onomatopées,...
possible que cela doive s'arrêter. comment ferais-je pour supporter ces insertions en permanence glisser sous mes textes, me traitant de folle de tarée de malade mentale... je ne sais pas qui agit ainsi mais je me rends compte que cela me fait du mal...
petit rappel pour mes amis lecteurs si besoin....mon blog c'est mon cahier de brouillon. aucun texte publié ici n'est achevé, juste le premier jet alors plus imparfait encore que mes imperfections.. voici pour nous un poème parfait Clavier d'antan Dans...
Mettre sur sa table le tas de « sugus », puis d’un geste y ajouter une seule pastille. Dépasser l’interdit. Tout peut s'adjoindre encore. Trois quatre… Tout ce qui reste. Là encore ce n’est que le regard évaluateur qui me tue. Le petit tas mortel est...
tampon à l'encre.désormais c'est pour le reste des papiers. certains mots seront comme un vin fin servi dans un ballon captif . j'accède à la table ronde. je le boirai. il me montera à la tête, un lampion ivre pour me remplir les joues. les yeux clos,...
la chambre était dans un bel état de délabrement, tout le vent du monde devait y avoir trouvé un instant une apnée dévastatrice. les murs étaient percés, perforés de partout et je décomptai dans ce 3 fois 4m une grosse soixantaine de clous et de vis....
ce que les doigts veulent dire et qui se naufragent sur l'écueil de nos étrangetés. tu lis sans doute la nuit dans le texte comme je parle le morse avec des voiles qui dansent, debout sur l'échelle. on dresse on dompte les fauves de nos lèvres, des cris,...
touaregs. ici le ciel n'a que des turbans de nuage, le bleu des pensées faut le trouver dans les veines. se sentir, humer sa part de désert. vaste trop vaste le pays intérieur. je m'y perds m' y enfonce. chaque pas est épais et mes chaussures ensablées....
au cadenas mis aux étoiles le sésame de la nuit chaque rêve veut séduire l'aurore seul l'amour fait le tri... votre parole traverse et déchire; une fille de la lune sans doute... toutes ces aubes que pêchent les cigognes unijambistes perches à la ligne...
fête tendre. l'immense égaré d'un ciel démis de ses nuages, cette nuit. un rien me déshabille et me remet à un autre regard je cherche au fond d'un puits "le fil humain" des funambules, les mots comme on pond des arches et des manteaux en enjambant le...