Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

poematique expiraTOIre

journal 91

petit coup de froid.  normal la traîne, la bise et les pieds nus.  c'est une manière de reprendre conscience de ces bonheurs nature qui encombrent les journées et que je ne distingue plus. je prends le plaisir par l'emballage, je dévisse les bouts,  j'écarte ses langes de papier et je déniche le bonbon aux herbes. il ira apaiser par gentilles gorgées les buissons d'épines du fond de pharynx. effet doux sur le feu.

eau qui bout, tisane verdâtre, cuillère de miel. lutter contre le frisson spasmodique qui agite mon corps comme une sonnette d'alarme. torpilles chaudes envoyées dans le ventre, dégagement explosif. lutter en amont et en aval, prendre le mal dans une stratégie de tenailles.  le sentir  rassembler ses forces, se ficher en tortue en centre de moi, s'asseoir sur mon coeur, position capitale pour tenir le siège.

mon souffle se fait mince, il travaille sans filet, guérilla de sentes et de tunnels. il passe dans les encombrements par miracle, fluide élastique.  c'est le génie de l'ombre, je m'accroche à lui, à sa résistance, à sa force souterraine et ses mines: je tousse en renfort.

coup de froid sur le corps, c'est le dedans qui trinque, qui joue les guerres civiles. batailles rangées ou sournoiseries terroristes.

coup de froid. l'esprit se laisse embrumé aussi. centre nerveux, quartier général du goût de vivre, les dégâts se comptent par milliers de neurones gris tombés  au combat comme des mouches. les victimes sont innombrables.  le pays où je pense est en état de famine et de manques vitaux. il pare à l'essentiel.

je sais cependant qu'il a sa bombe radicale, son arme surpuissante.  elle s'appelle "Prends soin de toi" . c'est Gary Cooper  le héros. avec lui,  le film sera le vainqueur.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article