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poematique expiraTOIre

Camille

ce léger frôlement de vice et de vertu

de conserve avec tes balancements désormais

rideau au tomber de vracs et de stèles définitives

dessous les morts, toutes tes morts

tu ne prêtes ton flanc  qu'à des voyages sans retour

avec les ballots du passé

dont tu connais toutes les formules

mais pas encore les énigmes

elles ont sur toi des pouvoirs dont l'affranchissement est interdit

avec ta certitude  des doubles, des masques, et de ta propre nature à tête de Méduse

oh! tu retiens leurs prophéties de pierre

amies frères aux profils d'ange

c'est percevoir leur propre regard dans ta pupille qui les tue et t'éloigne

tu marches  te sachant déformée emballée pour toutes les traînées

en toi il y a le noir que tu sais, extrait au burin de vivre

en toi il y a la lumière de ta force solitaire

l'étoile qu'il importait tant d'éteindre

 

 

camille claudel

Diagnostiquée pour une démence paranoïde10,11 avec « délire systématisé de persécution basé principalement sur des interprétations et des fabulations » selon les docteurs Truelle et Broquère, dont l'origine pathologique est discutée, malnutrition, alcoolisme, maladie de Korsakoff...12

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate et les hôpitaux sont réquisitionnés : elle est transférée le 9 septembre à l'asile d'aliénés de Montdevergues, à Montfavet, dans le Vaucluse, où elle restera jusqu'à la fin de ses jours. Elle y est affreusement malheureuse, ne sculpte plus, et ne recevra jamais une seule visite de sa mère, qui meurt en 1929, ni de sa sœur : seul son frère Paul viendra la voir, à douze reprises8. Elle écrit de nombreuses lettres à son frère et à sa mère, dans lesquelles elle se plaint des conditions de son internement, et reçoit en retour de la nourriture et des affaires diverses. Jessie Lipscomb viendra la voir deux fois avec son mari William Elbourne en mai 1924 et en décembre 1929. Une photographie de Camille assise sur une chaise prise par William Elbourne sera le seul témoignage visuel de ces années d'asile, elle a 65 ans9.  Wikipédia

 

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L

Oui, injuste et cruel. Quel prix à payer pour qu'une femme puisse revendiquer sa liberté et tout ça pour ça ! C'est une des raisons qui font que Camille m'a toujours beaucoup émue...
Les femmes qui se battent (autrefois et maintenant) pour la liberté "d'être" font mon admiration. Il y a encore du travail à faire dans ce domaine sur notre planète.


Merci d'avoir pensé à Camille car elle le vaut bien !
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A


être soi avec ses difficultés ses horreurs, ses qualités belles aussi sans que personne ne se sente autoriser à vous dire : progresse et ressemble-moi



L

Quel terrible destin...
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A


 destin  injuste et soumis au diktat des gens qui savent guident dominent et veulent le bien...