poematique expiraTOIre
dans le salon, les dahlias penchent, leur fin de vivre sur le verre. mon miroir pareil reçoit mes dépenaillées de pétales. je proteste moi aussi avec cet éclat plus fort que prennent les couleurs avant de porter leur deuil d'encre; mon miroir reste de...
Pas de traverse titubant sur les lignes grasses de la terre fille de passes contre passeur d’ailes. je lance des fléchettes pour un tour de planètes. allons bon passe-moi… arondes de dos rémiges closes s’ouvrent les corps, les voiles et l’océan qui les...
vous aimez la couleur acajou de mes anges les méduses de mon bain en effervescence vous aimez mes truites de salon gantées de Dim stay-up et parfois mes gros mots mais dans vos circonstances mon zoo de cris que l'on dompte les dessous de mes affaires...
on m'a dit un jour votre poésie est pleine de "tu" et dire que je n'ai même pas de vous quand ma cartouche d'encre se meurt j'ai peur que la mort passe le buvard à force de trier la lumière sur le volet je bronze dans les rainures je chirouble grain à...
qu'est-ce que le monde a fait pendant ma cavale de nuit? s'est-il encore égaré dans ses jeux de guerre, d'argent, de dépouillement systématique.a-t-il encore violé ses femmes, battu ses enfants? je ne sais pas. il fait encore noir et la vie est transparente....
dans le blog du gnou sceptique link ces liens profonds de texte à texte... comme cela sonne étrange dans mon blog, dans mon esprit. dans mon coeur aussi pourquoi le nier, tant il y a des jours où l'on se sent assis au milieu d'une route à grand trafic....
ai fini de sucer les pelures du jour. nos dents font toujours ces mêmes empreintes sur les veines d'un peu de lumière. jouissance douloureuse de vivre et de jeter. le petit tas de feuilles quotidien bien râclé, à fleurs de gencives, de couronnes, je lis...
petite histoire de femme qui me vient ce matin. femme mère. elle portait un enfant. mal sans doute car il est tombé un petit matin dans l'écuelle d'un docteur dans l'hôpital des frais fantômes. son homme ne l'avait pas accompagnée pour cet enterrement...
crème blues sur mon visage crispation des masques de terre dessous qu'y trouverais-je? mon visage d'avant? mon coeur d'avant? ou quand même les saisons des ravins et des graves imprimés...? crème à la boue, à la peur, aux algues vertes des fleuves qui...
comme un épuisement des choses saignée artérielle le ciel se vide à perte hémorragie ténébreuse d'un fond d'univers il fait un froid de sandales j'achève d'essorer la journée dans le tambour du soir je voudrais en perdre la tête, dépieuter le crâne de...
ouvrir la main, de l'autre presser. laisser couler le ver de crème. il s'enroule dans mes propres lignes, remonté des marques de la vie comme ces ressorts de terre à la surface de mon jardin. pétrir d'abord du doigt. ne pas épouvanter l'apparence qui...
Quelque chose va-t-il se produire ? Le temps marche sur la tranche. Avons-nous des penchants qui prévalent, des inclinaisons dangereuses, ce truc où le cœur pèse lourd et nous montre la terre ? Je cisaille le temps par la plante des pieds, salmigondis...
existe! c'est vrai existe quoi! débrouille-toi mais existe... il y a donc un mode de vivre qui ne serait pas acquis? je vis sans être. mon modèle n'est pas au moule, c'est du fait à même la bête, du cousu sur la viande. mais ne pas ressembler est-ce donc...
il y a tous ces gens, qui sont nés écrivains, qui ont tété la plume de leurs pères, la bouche noire de l'encre, le lierre et la lumière. ils ont ça dans le sang, dans la tripe, c'est du fiel insubmersible, un devoir de vacance: remplir leur vide avec...
je prends un pot. grès rouge pour le sexe des fleurs. je l'emplis mains fermes mains sales. c'est le labeur jardinier, un pot, de la terre et mes mots. je tasse, j'entasse je serre. je pisse dessus pour la sauvagerie des sarbacanes, une prière de pluie...
les collines déboulent, les montagnes chutent sans fin. plus je creuse la rivière, plus j'amplifie l'eau.il n'y a pas de trou qui ne cherche à se remplir et tout tend à la planitude. c'est le polissage des planètes. un dieu trempé de boue les passe sur...
il a décidé que j'étais dangereuse. je tue à la mitrailleuse. j'ai l'instinct, le sens, je suis le sicaire poète. j'interviens dans le silence total, je cible, je tire et c'est mort. je prépare mes balles, je les scie, je les marque d'entailles vaudou....
un rendez-vous. c'était un moment comme ça, un instant où je croyais être montée haut pour savoir l'autre versant des choses- il me restait un ou deux pas peut-être pour découvrir, pour me découvrir. décevoir. on m'attend et puis me voilà. on s'attendait...
mon corps en lamelles mes tranches de vie grillée comme des toasts alignés. je me suis mise en position dominos et le premier qui tombe fera chuter le reste. j'ai dressé le temps en palissade, un jour un jour un jour...ça y est je défile, organisée comme...
il y a des endroits où j'aime tant me rendre, y déposer mes armes, mes lances. des endroits où je me sens nue mais sans le froid, sans aucun besoin de laine. quand j'y viens, j'écoute mon propre silence. j'en perçois toutes les infiltrations et ce petit...
c'est une collision une fracassée de tôles avec blessure sans indemnité possible des chenilles cousues pour mieux bourreler l'âme construction de "raponces " sur le vif on flanche à son point faible à la fissure déliée c'est par là qu'on casse frites...
quand j'étais arbre sirotant des rivières saule hérissé d'osiers verruqueuse torturée agrippant entre mes racines le fil fuyant de l'eau ma crète punk et jaune en bouclier de lances je n'aimais aucun oiseau le nuage et tout ce léger qui bourdonnait dans...
n'est-ce pas trop tard?... on jouait à cache- cache et tu m'avais perdue, à force d'avoir les yeux dans ma manche. qui se met en cavale, qui reste? est-ce moi contre nos écorces, est-ce toi qui es parti trop loin? dans un recoin où l'on ne saurait plus...
j'ai l'âme maigre, ce matin, la peau colle à l'os. j'ai le parchemin tout recroquevillé, cassant. avec des veines partout comme des gravures, des traces abîmées du vent. je sèche lentement d'un rouge à ce brun qui m'attend, ce brun de terre, de sol. je...
la soucoupe en partance pour dimanche, gare Verger et Plaine-Infinie, est sur l'aire du départ. veuillez prendre maintenant votre ticket et ajuster vos gilets sonores. vous voyagerez en Rachmaninovsous la conduite du maestro Lang Lang. j'ai le temps....