poematique expiraTOIre
Pas de traverse titubant sur les lignes grasses de la terre
fille de passes contre passeur d’ailes.
je lance des fléchettes pour un tour de planètes. allons bon passe-moi…
arondes de dos
rémiges closes
s’ouvrent les corps, les voiles et l’océan qui les fait vives
Une eau oubliée dans le bac des agrumes
ça baigne
et polit
et décape
dans sa plane salaison une perle vitreuse
portrait de l’aile corps de la demeure
en cap et falaises
cet œil vert des algues qui l’habitent
juste sur le toit
la source replie le papier tendre des connivences
on ferme la lettre à clé
C’est en marchant
Plantant des aiguilles dans la chair des trottoirs
Plantant de manière et de fermeté
Son rythme au cœur du ventre
Qu’arrive le désir à la bouche
Le pas dans la rue, la distance bandée d’une place à une autre,
Je mets sur aiguilles les jambes de la promenade
atteindre le chas de la Terre
et dans la bouche rose du caniveau, métrer et évider les distances