poematique expiraTOIre
Paresse du matin. du jour. et puis celle du soir.
Assise sur mes petites vertus, mes miroirs aux acquêts mes réserves de noisettes. Assise et repue, obèse de mes satisfactions, face à la mer les pieds dans l’eau en état de latence parfaitement alanguie.
Paresse. Cosse monstrueuse qui remonte les clefs des rouages du jour, seul geste lourd de conséquences et laisser ensuite lentement les mécaniques horlogères poursuivre les heures sans moi. Le tic tac les petits mouvements saccadés de l’automate qui dit oui qui dit non. La danse en toupie sur la musique de la boîte infernale. Le tutu bien tendu amidonné la jambe pointue comme un crayon sur une feuille toujours blanche. Patineuse de l’esbroufe et des virevoltes, punaisée sur l’essieu du matin, du midi et du soir.
Inertie du corps, ballot pesant de l’esprit et de l’âme, agitateur parkinsonien d’un désir petit, alourdi de ces corps gras ou pur sucre qui enrobent le ventre d’un bâillon pneumatique pour qu’il ne hurle plus sa peur, son abandon et la perte de son nombril sur la plage du monde. Inertie lestée des montgolfières, mise en sachets de sable à chaque molécule pour ne jamais quitter son linge bleu étendu face au vague de l'âme.