poematique expiraTOIre
toujours des soleils mais ces cycles sans fin qui postillonnent dans mes paumes je prépare mes mains au labeur saisonnier la portance des phases qui défilent mes terres vocalisent dans des octaves tempérées ici on a froid et puis chaud et des échelles...
je rétame la lame. j'entends braire la meule, mon ego trop fort qui voudrait faire trembler l'atmosphère. je ne me sens pourtant que gazon de rombière, avec un spasme tranquille à ne dire que des choses banales. j'entretiens le voisin de mes revenus et...
j'ai un nodule d'envol poché juste sous le bras otage d'aisselle couvé de fausses ailes un nodule plein de veinules prêtes au carnage petit négoce de voyagiste battant la campagne je mute oiseau échassier des poutres du soleil longues perches à dégaine...
je plie ma voix origami chaque pliure un nouvel oiseau le jodle sans muance du battement de poitrine à la tête cascade à hauts risques des cassées de coeur en paillettes précoces sur le chant nivéal je plie je ploie je racle de l'ongle mes portées plissures...
quel que soit son réel état d'insalubrité ma maison n'a pas les normes requises pour mériter une entreprise de réfection. je suis du plus simple appareil, le rouage naturel de la pierre sur l'eau, ce que je mets au courant, moulin de vent et de rivière....
dans un instant la nuit, les pupilles de sardoine jetées sur la piste en bout de course piquées têtes d'épingle pour agrafer le crépuscule ciel sur lisière de pailles dans un instant la nuit, le zip au chalumeau d'un horizon contre un autre les pans désunis...
ce blog a été ouvert il y a environ deux ans, en janvier 2010. il contient en ce moment 900 articles mais j'en ai enlevé aussi environ 800 ce printemps. il a donc été l'abri provisoire de plus de 1700 textes. une petite part est devenue un recueil publié...
dimanche. il avait une gueule de lundi une gueule de samedi aussi. très lent très long sans le moindre ruisseau , sans le moindre clocher pour faire un doigt d'honneur au ciel. il a fait beau dès midi, les Suisses ont voté. la vie est comme une éternité...
en attendant dit-on, et je suis patiente figure dans un décor d'opéra chacun y va de son solo et le cœur attend qu'il existe ailleurs un autre où un ailleurs n'est même pas prévu je suis comme les enfants qui cachent leur visage dans un coussin et le...
me perdre. jour après jour comme il est de saison. feuille à feuille. les poètes décidément sont des arbres bien imités. entre floraison et chutes, orages et vents, toute une histoire d'atmosphère. je suis retournée sur mes mots, pas à pas. combien d'entre...
je posterai mon ciel sur le bord des fenêtres pour des oiseaux affamés et des miettes heureuses et le monde lira le vol une étreinte d'ailes sur des volets qui claquent je posterai non ce baiser que je tiens sur ma bouche ni ce rouge de cire qui ferme...
souffle court tu tombes tulipe sur la table des cimetières les cheveux blancs aux sortilèges de l'ombre géant de rien de soif de faim souffle court tu t'effaces limaille de cendres au jeu des grands dessins ta mort qui monte en graines nourrie des jacasseries...
j'ai mon côté pile ma devanture de blanches sur le boulier des musiques. pile dans le mil, la flèche au centre, l'effet exécutoire. électrique sélectrice, à faire chuinter les gencives siffler denteler le maudit.j'empeste, j'empoissone- oui oui il y a...
c'était un bel amant.il avait cet air un peu fou des désirs un peu fous. sa bouche dans ma bouche à ne plus savoir comment renaître deux, ces rencontres entre la braise et l'incandescence, ce silence si bruyant pourtant de nous dévorer dans les violences...
sais-tu, ici il fait beau. oui une sorte de saison qui ne saurait mourir. tout est délicieux. c'est comme ça. et je ne vais pas mettre du poivre sur le sucré des choses. il fait beau et donc tout est juste, splendide et bon. une sorte d'éponge solaire...
je deviens je deviens ce que je dois devenir une petite ligne entre chacun de tes dires une respiration un semblant de soupir un bout de déraison parmi des avenirs point de rupture ou point d'azur une dispersion subtile une algue dans l'eau peut-être...
prendre un silence le coudre à la pointe de la langue un autre silence poursuivre ainsi jusqu'à une voile des javelots prendre un silence à bout de sexe salive sur salive poursuivre ainsi une nuit dans l'aube jusqu'au tumulte un souffle prendre un silence...
La maladie auto immune d’écrire! Je me phagocyte me bouffe de l’intérieur. Écrire : mon étrange fatigue, comme une maladie qui viderait mes piles d’énergie et quoi pour la recharge. Double face, poète qui crache ces mots, qui en nourriront peut-être d’autres...
La revue Comme en poésie sort à nouveau ces jours et je découvre le dossier , comme il est convenu d'appeler ce genre de regroupement ou de re coupement.- couples en poésie. une série fort intéressante qui offre un éclairage sur ces étranges jointures...
facebook-twitter. est-ce bon pour moi ces messages, ces phrases laissées ici ou là-bas. je n'ai aucun moyen ni de savoir ni de comprendre. je suis à subir ce que je ne saisis pas des paroles lancées en l'air et qu'un hasard voluptueux se plairait à faire...
Claude Vercey me fait le grand plaisir d'une note de lecture dans le site Décharge link sur les Missiles d'Allégresse je fus tentée de lui répondre ceci en guise d'ajout personnel à cet article, malgré que je sache pertinemment qu'il est un très fin lecteur...
donc tu as rêvé me dira-t-on mais pas tant que ça.les nuits sont sobres et gardent le mystère de ces aubes à humeurs variables. qu'ai-je fait qui suis-je allée voir et quels chemins d'ailleurs? je ne me souviens de rien. j'ai beau creusé les matelas en...
je dénombre une à une ces cloques qui suintent à la surface des eaux, ces bulles, comme de l'air qui voudrait parler, et qui éclatent muettes dans un extrême effort. tension des coupoles du silence ou appel. ce mime incessant de l'envol et qui chute et...
dis t'as pas vu ma voix? t'as pas vu passer ma voix hein toi? j'l'ai paumée enfin elle est quelque part par là dedans mais je ne sais plus où je l'ai laissée. sous un tas de ces nippes? dans mes papiers par terre peut-être? c'est le bordel ici depuis...
Paresse du matin paresse du jour. Celle du soir. Assise sur mes petites vertus, mes miroirs aux acquêts mes réserves de noisettes. Assise en latence parfaite. Paresse. Cosse monstrueuse qui remonte les clefs des rouages du jour, seul geste lourd de conséquences...