poematique expiraTOIre
donc tu as rêvé me dira-t-on mais pas tant que ça.les nuits sont sobres et gardent le mystère de ces aubes à humeurs variables. qu'ai-je fait qui suis-je allée voir et quels chemins d'ailleurs? je ne me souviens de rien. j'ai beau creusé les matelas en couches pas le moindre petit pois qui traîne pour étayer ces vagues sensations au réveil. je reviens couverte de bleu-la nuit est toujours bleue- c'est tout. avec pourtant cette satisfaction imprécise d'échapper à mon petit destin sans force et sans pouvoir chaque fois que l'on m'oublie dans le monde. c'est une saison où je veille mes hypnoses, plus rêveuse vive que rêveuse d'en-nuit. une saison où les rideaux du grand théâtre font relâche, pas de programme ou changement de répertoire, je ne sais trop. je balance à l'abord, je tangue au débord, chaque rêve est un autre embarcadère. mais quand je ferme les yeux je cite l'amour à comparaître et derriere mes barreaux de cils, je me condamne à ces exils éternels.