poematique expiraTOIre
nous sommes de longues jambes perdues dans la danse de vie, des équerres des compas,raides et sans ployer des genoux, arpentant les mystères du haut de nos échasses, quand tout est de portée minuscule. nous métrons l'éternité en tailleurs de costume dans les bois de la mort, affairés consciencieux et nos rubans pendus autour de nos gorges n'attendent que nos gibets. mais hautains comme des miradors borgnes, nous fouillons l'univers tel des coupons de toile, pour habiller la nudité des choses. nos doigts sont des épingles d'acier agrafant des trous noirs, nos mains autour pour cravater le cou du temps. nos poumons ouvrent des typhons d'évier pour boire le néant. oui, de longues jambes perdues et nos pas d'inconséquence.