poematique expiraTOIre
me perdre. jour après jour comme il est de saison. feuille à feuille. les poètes décidément sont des arbres bien imités. entre floraison et chutes, orages et vents, toute une histoire d'atmosphère.
je suis retournée sur mes mots, pas à pas. combien d'entre eux qui ne tiennent pas la route, qui paraissaient et qui se révèlent un peu secs, en perte de verdeur... combien qui ne soulèvent rien en moi qu'un haussement d'épaules, une petite secousse de branches. je grince des mots- l'air. perdre le sens intérieur. tout lentement se délaie dans le sans importance. je ne reconnais plus mes paroles, délit d'infanticide de vocabulaire. je me dépouille jusqu'au squelette. hivernage. hiver d'âge