poematique expiraTOIre
alors étonnamment il faut 20 minutes pour faire un sauté de légumes et 12 minutes de cuisson. "...ajustez en sel et en poivre ...de la sauce soja et le beurre ...gardez-les séparément ..cinq minutes plus tard ...le chou ainsi que l'ail écrasé ...dans...
combien j'ai aimé cette rencontre...combien j'ai aimé ces rendez-vous, cette roue calme et tranquille qui roulait entre les rives des nuits et des jours. combien j'ai aimé entendre craquer mes résistances, le bois la pierre et même le ciel trop bleu,...
quelque chose brûle nos lèvres l'essence des sables parfumant la bouche ce souffle raclant les déserts et mon coeur craquelé dans un monde de soif profonde quelque chose au rabot à la lime au chalumeau avec cette lèpre sur nos chants ce nid de feux et...
poursuivre la lutte. par quelle faille s'ouvre le monde neuf, par quelle lutte et quel combat. la rue et la reprise du pouvoir par les citoyens... Russie, Québec, le rouge est mis le nouveau monde entreprend sa descente dans la Vie. contractions à suivre...
link Un bref instant d'art et de poésie... À n'en pas douter, là où la poésie est dérisoire la société est une société des amis du crime, les hommes y vivent et meurent ensemble en enfer. Marcelin Pleynet « Poésie et Politique », L'Infini, n°73 .. .puissance...
qu'un seul divin, l'humain tremper mon regard dans des solutions inaptes m'étonner de ce trouble piquant qui voile le paysage ressemble au fond d’une rivière inspirer comme on ouvre ses poches et laisser s'enfuir ce gravier une retenue de sable une crique...
fin de travail. je roule. campagne jaune et cette intense circulation, rapide arrogante fluide.. je rase les bords. c'est si "étroit" - ( ici: manque de possibilité et de marge de manaoeuvre- ) pour rouler vite. je fauche ainsi les bas côtés de frais....
sur le vélocyclo. rond dos rondos. j'élime -j'élimine. le filon gras du temps mon âge data. je ne laisserai pas mon amour entre tes mains tripotant mon petit malheur satisfait. non, je ne te laisserai plus toucher l'animal, le coeur juteux de la nuit...
une loi d'exception dans le Canada démocratique: dans l'indifférence mondiale, le fascisme au pays des grands espaces libres! qu'on déboise ma forêt si l'on veut me faire taire qu'on couvre l'espace de bétons durs si l'on veut mon silence ma parole est...
le dimanche, c'est soit on sport, soit on dort. moi je marche à fond. le ciel parfois fait tout en escarpins et puis parfois aussi il a tout du tapis roulant. je pars. ma ville s'appelle Fri-bourg et je suis de la campagne. quoi de plus naturel que nous...
ce goût de nacre des histoires, quand on suçait nos boutons de chemise, en chien de fusil, en retournant l'ourlet pour mieux s'endormir. ces grandes basques dans lesquelles on traînait, nous croyant immenses, maîtres du destin. ce goût de bonbon éternel...
L'âme du poète hommage à l'abbé Bovet vendredi 22 juin www.musikolly.ch un public ravi, sous le charme des chanteuses et chanteurs de ce bel Ensemble et celui du choeur mixte de Praroman dirigé par Jean-Marie Kolly 2 choeurs formidables ! une magnifique...
toutes ces choses dont l'absence me fait contour. je suis née à l'emporte pièce avec je ne sais quelle ombre pour me faire figure. je suis née par défaut, par le vide j'imagine. je n'ai que le périmètre pour me donner visage. dedans vous pouvez mettre...
l'amour fille, couleurs en corne de serres, teinture frappée à la taloche, plaquée gélatine. l'amour fille la peau luisante, la nuit est un habit de trop et ce scintillement qui tète la lumière. l'amour fille bras brassés, bracelets et breloques gamines,...
me suis glissée à l'aube dans le jardin. il montrait ce visage misérable d'une demoiselle à pompons sur laquelle serait tombé le seau d'une mégère, tous les bigoudis défaits sur la figure, les feuillages lourds, l'opulence dépenaillée. je n'ai pas su...
« Le tableau n’est que le fruit du vécu de l’expérience intime du peintre. L’esprit, la chair, la sensualité de l’œuvre révèlent cette vérité au monde. C’est finalement une sorte de spiritualité portée par une substance physique » Fabienne VERDIER La...
posons cette ombre à nos pieds comme ton corps et le mien s'y enroulent tu sais, est-ce bien ainsi que l'on s'aime? Fairuz ta main, ton bras disparaissent dans ma poitrine en pays de connaissance et puis vois comme tu couches ton ventre dans le mien et...
la prairie de lait d'un ciel désert dessine bien plus qu'un mouton. je marche sur une terre pommelée de lune et là-haut je relie les points numérotés de quelques étoiles pour un rêve allumé. si vous le savez, dites-moi comment se fait-il qu'aucun humain...
mettre la jouvence dans mes chutes, je plonge. il parait que se noyer est une grande bouffe. on y suce des galets comme de gros bonbons les yeux ouverts sur le ballet des sirènes. moi qui file à l'ascèse rien de plus violent n'est-ce pas.. mais j'ai débuté...
un chenal de vent vient d'être percé dans l'entre-deux de cette heure. une faille agitée, le couloir des caresses. fraîcheur de l'invisible ramenant une belle marée de frissons. filet plein. j'ouvre les bras, j'enfile l'extrême velouté du ciel comme une...
fin de vacances. pour passer au travers de cette dernière chaleur, décidé de dormir, de sucer ma petite poudre d'escampette et voilà le résultat:de 14heures à 19h.,un bon sommeil effaceur d'encre, allongée dans le bureau. je fais le décompte des jours...
moment sensible aveugle au point de ne pas voir l'esprit se penche sérieux probable enclin la frivolité disponible sois mon maître, sois quelqu'un ce peut-être faisant école informelle. ces amis d'expérience vous et votre tendance ou bien quelqu'un d'autre...
brouillard (photo Stef..) le ciel met-il aux thermes sa déprime de saison? a-t-il d'autre saveur que ce goût de mouillon qui a moisi l'étoupe? les failles, de plus en plus la prise inoculée d'un engagement précaire s'essayer à de sombres manivelles comme...
ma vie a coudé avec un petit craquement de jointure à cette rencontre, je ne sais plus si cela m'a fait du bien ou du mal. je n'ai pas réfléchi, j'ai ployé. le vent sans doute, pour faire simple.- à quoi bon dire quelqu'un d'autre-. on ne peut pas regretter...
je tire shostakovitch sur le soir. une dernière pluie d'un piano qui tombe entre les doigts. on dirait une volée d'épingles que giffle pas hoquets un vent artiste. j'écoute et plus loin beaucoup plus loin encore que tout ce que mon bras compte de javelot,...