poematique expiraTOIre
tremper mon regard dans des solutions inaptes
m'étonner
de ce trouble piquant qui voile
le paysage ressemble au fond d’une rivière
inspirer comme on ouvre ses poches et laisser s'enfuir ce gravier
une retenue de sable
une crique de montagnes
ce sont de drôles de barrages
dont s’amusent quelques torrents et ma colère encore trop vive
emplir les fioles
les bénitiers
les cascades
du miel pluvieux de ma belle saison
dans la maison même la lumière penche
ce biais par lequel se fait le jour, entre eux deux
je vivote
mi- ange mi- charnier
à l’intérieur des ruisseaux
dans la pliure cassée d’un grand cahier