poematique expiraTOIre
je vis dans l’autre poème celui qui glisse chaque jour dans la fente de l' aube et de la nuit effleurant mes seins fiévreux l’énormité de ma détresse et de ma dépendance j’y vais comme une mal nourrie avec la transparence de ma peau et les ailes mauves...
des chevelures bercent le matin balançoire des hanches aussi et des pieds qui s'ennuient tout s'ébranle et revient convulsion des âmes secouant leurs rosées la Terre boit jusqu'à plus soif le coeur éponge ses volants au soleil qui tape guenilles de tendresse...
je tripoète la poésie bigoudis de doigts enroulés à fond de crâne des idées crêpent le désir et lacent serrés ses élans en guêpiers ne franchir que des vagues et flancher de la tête réinstaller sobrement sa chair sur d'autres balcons se rendre aux évidences...
Même personne pour personne Je suis un amour sur la Terre Un noyau d’amour inutileà aimer peut-être Mais vrai démiurge de vents Pour craquer les forêts Je fissure des écorces des carapaces de nuit Pour courser les tempêtes Je ne serai pas arbre pas racines...
rocaille mauve de ma gorge je garde entre mes joues une salive rose, des regrets papillons comme des éclats cassés. voix, le reflux d'un ancien chant qu'il faut oublier. je mâche ces bois aux odeurs mièvres, compresses marshmallow sur la langue. étouffer...
il y a du vent un soleil et puis la lune des terrasses des femmes des enfants des oiseaux, la neige le givre la peur la joie le chant des oiseaux des labyrinthes des cours des rivières des veines du bleu du gris des traces le noir des oiseaux du cri du...
je ne sais pas enfanter pour toi d'autres nuages mes colonnes de fumée gribouillent en minuscules la calligraphie de la bise il te faut brûler mes lettres dans le brasero d'un ciel crépuscule ce qui monte échappe à l'horizon comme des séquelles d'un incendie...
tenir le verbe haut côté tuyau houppe au ciel pommeau large quelques pâtés de larmes tombés sur la tranche et une encre ordinaire pour saucer l'azur il pleuvra ....enfin! de quoi rincer la rage de mots de grêle verbeuse sur mon écuelle j'entre prends...
il est temps de mater mes vieux poèmes de battre le fil comme un fouet sur les claquages du vent. l'éolienne des bras craque parmi le silence et ce bruit de gravier dérangé dans les allées du ciel. il est temps de briser mes mots de colles animales, de...
marcher avaler l'absence routes escamotées d'un colza jaune à du blé vert patient tressage de pas reprisant les césures accrocs rompus dans ma voix je recouds au compas mes crevasses une peine après l'autre dans le droit fil conducteur impliquer le corps...
gitlis le musicien du voyage enfermement maison close aux bords dorés avec ce joli noeud qui coulisse tout autour comme un cadeau et moi dedans insecte furieux contre les murs. savoir un autre lointain vivre battre semelle tanguer revenir froisser froisser...
soumise à l'impératif besoin d'agir de saccager quelque chose. je me suis remise à la rénovation de ma maison et me voilà dans les bas-fonds à tirer le plâtre et la taloche et puis à peindre pour émerveiller un peu le sombre c'est harassant de routine...
musique un rien navire mais si noir si blanc. inventer ou laisser monter le sens hors des modes ordinaires de penser. abattre l'éduqué, le structuré pour la fragilité des vérités la mouvance de raisons admettre ses états labiles fonder sa maison dans...
j'ai dans le creux du bras un bleuet qui pousse une excroissance d'ecchymoses comme une planète vue d'ailleurs avec ses continents déserts et ses amazonies j'envoûte à la saignée un perroquet d'azur et d'ébrouer le bras je vole. .. je volerais donc et...
qu'importe ce qu'il y a à vendre j'ai soldé mes poèmes dans le trou du dimanche disparus glouglou dans la fouille ordinaire il ne m'aimait pas fallait que je l'avale fallait que je l'avale mettre la clef sous la langue me finir dans un cafard qui tangue...
Mon cœur est un territoire vert où l’infini lance des cailloux crops circles d’ondes solides un fluide de glèbe soulève ma peau tu viens de l’intérieur... avec une marée épaisse lourde sous laquelle poussent des tumultes ...et déformes mes jardins séismes...
ventre isoloir, urne close d'une grossesse nerveuse les progénitures éparpillées grignotent le bleu des heures personne ne se souvient être sorti de mon corps par poignées de sang et de peur aucun exil ne s'est mis à couler quand je mettais au monde aucune...
grave chute de bleu sur une pente douce tandis que l'azur s'en sort avec une côte brisée et un rayon fracturé. hier soir, le ciel- après un dernier verre de pluie foutreuse- perdit la maîtrise de son petit cumulus traction zéphyr mal engagé dans un virage...
indiction à l'oiseau nous avons rendez-vous toi et moi mon oreille avec l' attention de désambler les rumeurs et désunir l'épaisseur du bruit. urgence et convocation t'entendre dans l'imperceptible oiseau sans cri oiseau sans chant qui frétille minuscule...
quand il n'y a plus moyen de dire reste le cri de son corps aussi long serait-il aussi fort et triste puisque aucun mot ne frappe au sens au coeur ni ne déchire les membranes montent plus puissantes du profond des barrages l'eau de vie, l'onde respirante...
value="http://www.youtube.com/v/UOQ40DqGZ5A?fs=1&hl=fr_FR&rel=0"> quelque chose chante-t-il nos correspondances ce monde est si cloisons je désespère toucher le poreux des terres je désespère des entrelacs de l'eau aucun chemin ne perce le voyage aucun...
prendrons-nous dans le ventre ces rues noires de Tunis nos veines cisaillées administrées de haine et cette peur odieuse de qui s'épèle autre la prendrons -nous enfin à poings blanchis une tranchée après l'autre jusqu'à ce qu'amour s'en suive tu viens...
vous vous lèverez avec sur la peau une tache de questions et du travail à faire l'urgence de résoudre les pas sur un sentier d'éroder le corps air contre l'air et d'émietter les grumeaux de penser vous mangerez établi instillé vous déglutirez les filasses...
dimanche qui pêche avec des fils secrets et des mots hameçons l'aréole éclatée d'un lancer de bouchon sur un miroir frigo un matin aquatique et mon roseau qui penche vent de degrés Nord gel royal des ampères les magnétiques figées auto contrôle aiguillage...
saints sont ceux qui portent le chant, contre lequel la mort ne peut rien. pathétique j'étais c'est le mot qui est venu au bout de la langue un mot cartouche sur sa bandoulière en rafale on entend le chargeur se vider sans arrêt pathétique avec mon gros...