poematique expiraTOIre
il est temps de mater mes vieux poèmes de battre le fil comme un fouet sur les claquages du vent. l'éolienne des bras craque parmi le silence et ce bruit de gravier dérangé dans les allées du ciel.
il est temps de briser mes mots de colles animales, de dompter ces zèbres rouges qui galopent dans l'âtre
sauvages se cabrant sous la langue
de museler le sang pur de l'amour.
il est temps de mesurer les jours dans mon pot gradué, côté farine c'est vide, côté cendres c'est plein
les espèces grises flottent parmi mes fantômes et j'économise ma neige en respirant les totems de feu