poematique expiraTOIre
dans le langage cru du monde voici la parcimonie des silences chaque feuille qui tombe s'adonne à l'air dans une danse muette le dernier baiser sur la scène légère ouvre la métamorphose j'irai déployer mes nervures dans l'humus sentir craquer mes veines...
il est là... pas proche mais là. il veille. de loin, mais le temps n'a plus d'espace depuis quelques années déjà. est-ce un ange un frère un ami un...autre? il est là. je coule tous les jours je patauge, je nage j'ai des tombeaux cinq fois la semaine,...
Mahler 10 ème symphonie aurez-vous encore pour moi des coquelicots et ce bazar de poitrine quand ma voix aurez-vous encore pour moi des ficelles et des boutons à poches quand ma route aurez-vous encore des vanilles et des bitumes du lierre froissé et...
Texte sans parole, épiderme qui suinte, parchemin qui suppure. La peau exhale ses mutismes, ses dires profonds, une sorte de relent, un parfum, un reste d’air revenu des cuissons. Cela fait des bulles, autant de libres vaisseaux qui remontent vers la...
démone des équilibres, avec ce juste fil tendu pour ma danse et mes entrechats de déprime. ce jour, c'est décidé je reste en l'air, mes canicules au vent. il fera un vol, une légèreté avant les espaces pleine terre. il fera beau au centre des matières...
la route. toujours la route, quelque forme qu’elle prenne. bien au-delà de la simple avancée, du progrès. La route qui engage : une fois dessus, on a des choses à y faire. On doit la suivre, se laisser aller. Parfois je la fais pour de vrai. Je teste...
tourner, puis retourner encore les pages sous l'ongle, à toute bise. se rafraîchir avec cet éventail qui déroule l'histoire. vite, vite... qu'on en finisse. reprendre ensuite à la couverture. observer, glisser, palper ce bizarre jet de salissures, ces...
jour pur sucre. je vais aux fleurs, butin rouge entre les épines et la mélasse des " raisinets". je rapplique dans la nomenclature des confitures avec un préfixe charnu. ma langue lobe les plaisirs, tous mes transitifs bagués. j'y vais à corps joie, cueillette...
il y a toujours de ces jours où, en plein hiver, on sort le printemps pour voir de quoi il aura l'air. alors le ciel est bleu, une lumière pure et neuve...on se sent du parti de la vie, propagande réussie. on vote pour, on est d'accord. la verdure, les...
chez CHRISTINE JEANNEY ancien avatar Twitter faire de la pub pour un site qui reste sans fin fermé pour moi. étrange! voire bizarre la roue tourne inlassablement à vide. elle ne me ramène que le ban blanc des poissons solubles..;-) mais comme j'aimais...
avec les ongles , je viens dans l'écheveau barbelé de ta poitrine. tu as le coeur si compressé d'épines. j'ai tout le temps qu'il faut pour te rendre libre, si tu ne bouges pas. laisse ma longue patience défaire tes ecchymoses, laisse-moi crocheter ces...
l'important c'est de sentir que ça bouge, que le corps ne reste pas à l'arrêt que la route se déplace, qu'elle roule sous moi. n'importe quel mouvement mais un déplacement, une déviation. l'ordinaire ne peut pas cimenter ainsi les semelles. avancer ou...
Tomber. Raidir en un instant, la mort doit ressembler à ça. S’étaler dans son chemin. Et comme dans la fraction des secondes entrer dans les pierres. Peut-être. Ensuite sans plus jamais bouger regarder le ciel se faire, se défaire. Se remplir de ces nuées...
même dans l'ignorance des sens, quand les mots me sonnent, knock-out intermittents, viennent vers moi les identiques histoires, les images copeaux des basses terres, des fonds naturels de la mort et de la vie. transferts-limites, secousses d'arcanes électriques,...
ainsi. j'aime le poème qui débute sur ce mot, doux comme le dos de la main, ouvert avec entre ses lettres des aires de repos que rien n'oserait trahir. ainsi il est mort ainsi il a vécu. ainsi vous êtes et ainsi donc moi aussi. ainsi la nuit qui chante...
tu la connais cette église brûlée jusqu'à la nef et qui a longtemps habité les prières du rêve. tu la connais, tu la sais. dedans des voeux comme des ballons s'en allant vers un tapis d'étoiles. les cendres les cendres... il a dû y avoir un feu d'enfer...
un peu d'eau, thé, tisane... rien qui puisse emmener son petit monde hors des sentiers naturels. vêtue de ces nuances plates, je tente une sortie. dehors, on m'a promis un goût âcre, une amertume d'endive, un hoquet poivré. j'y vais donc vers cette journée...
sur un conseil de Danielle Bourdages La pluie ressemble à un fracas de puces. L’eau à ressort que je regarde se mettre sans cesse en boules. Mais où se tient leur dresseur sous cette toile de cirque ? quelque part il doit faire avec son parasol des équilibres...
Mozart lyophilisé dans ma tasse. un peu d'eau bouillante un peu d'eau bénite. le matin à la messe en si. j'envisage tous les possibles, les voix et les voies pareilles puisque je les confonds et que c'est ma marche au quotidien. déroulement des bitumes...
j'ai mis mon havane de fumée auréole hâve pour le voyage mes menottes en peau de caille sur la valise fossile pris mon parapluie pour faire des longueurs dans le brumisateur céleste il va pleuvoir des clous de nuages à l'imposte des vacances je ferai...
Grande passoire que le ciel… sans cesse l'essorage des salades célestes. On entend le cri de Fukushima nous couvrir de sa buée noire. Le long chemin de la souffrance de Géa tourne sur nos têtes et nous voile de son frisson. Les maux dont on ne veut pas...
faible intensité, mon cardiogramme travaille tout doux, au rythme cinématographique de Korzienovski. je reviens lentement d'outre monde, là où pousse l'envers du décor. je reviens épuisée de ce qu'il a fallu user d'amour au compte heures pour un petit...
Un raté dans le cœur de Cathy Garcia ill. cg Au mariage de mes prunelles, j'ai chaussé mes beaux souliers de passion, le cul en colimaçon et du désir plein les mamelles. Sur le magma frais de la nuit, toutes les étoiles formaient une mosaïque éclatée...
tout le monde parle même les oiseaux qui turlutent sans fin à embrouiller les portées. il y a tant à dire au monde et si peu à donner au murmure j'entends ces bruisailles ces froissements de ramure et ces agacements partout de la tête qui tournent et...
devant un peu de soleil, le paravent de mots je cherche une maison où cacher mes désirs mes rouges imparfaits mes bouquets à sécher une maison comme des portes ou comme des fenêtres et presque rien de murs mais quand même ce qu'il faut je la cherche avec...