poematique expiraTOIre
avec les ongles ,
je viens dans l'écheveau barbelé de ta poitrine. tu as le coeur si compressé d'épines. j'ai tout le temps qu'il faut pour te rendre libre, si tu ne bouges pas. laisse ma longue patience défaire tes ecchymoses, laisse-moi crocheter ces noeuds, ces embrouillaminis, que tu as fourgués dans ta boite à ouvrage. je saurai d'ici à ta libération distiller des histoires, éclaircir les cordes vocales, hypnotiser ta peur aux pendules qui vont et viennent. je laisse pousser mes griffes rouges, pointues, dures, bien nourries. il n'y a rien je crois qu'elles ne sauraient délier. ton âme si ligotée, que le monde pourrait en disparaître.