poematique expiraTOIre
est-ce que ce sont mes doigts, mes doigts qui décident de ma phrase? est-ce qu'ils traverseront le clavier en sautant, touche à touche, avec ce petit bout d'extase que ça va leur donner quand tout sera aligné. je ne regarde rien, l'écran invisible. je ponds pas les ongles le fil d'abdomen, araignée mystique avec sa bave précieuse et piégée. le cercle des mots circule -le verbe est choisi pour ça- ça ponce les virages, chaque angle a son petit tas de poudre, un job à tenter le parfait
j'ai sous les doigts le décalage. la nuit n'a pas pu lever, soufflé aplati avec le nerf mal cuit. mes mains agitent le mobile post traumatique, la perte des silhouettes découpées net au point du jour. moi, je me regarde dans la tranche épaisse du miroir, là où même mon oeil est allogène et mutant. dans la brisure