poematique expiraTOIre
dans le langage cru du monde
voici la parcimonie des silences
chaque feuille qui tombe
s'adonne à l'air dans une danse muette
le dernier baiser sur la scène légère
ouvre la métamorphose
j'irai déployer mes nervures dans l'humus
sentir craquer mes veines
à la force des pas
la junte morte a elle aussi des cadences haut la jambe
foulures de rotules et de talons
la charge brisera menu mon arbre
tandis que le bruit infime de mes hachures montera quand même
là-haut l'oiseau amour m'écoute
son appel m'animera
j'ai encore des âmes à vivre
presque autant que de printemps de Prague ou d'oeillets
viendront à la Terre
dans le langage cru du monde
à parole basse
rejoindre l'air en retenant son souffle
oui elle s'efface
comme le graphite sous mon empreinte
j'entends l'étouffement des bouches emplies de sable
leur extinction de feu
la nuit sera offerte en sacrifice
oh! revoir la lumière
qu'ils deviennent pour nous les lumières..Attentat mardi 15 janvier Alep