poematique expiraTOIre
rester allongée. le ciel s'est juste entrouvert. le store en métal gris bleuté est à peine relevé, à mi-hauteur des yeux. je reste allongée avec toute ma compagnie. me sens habitée de multiples présences. il y en a, c'est bien. le lit est vaste, il abrite...
Lire la suitecette ligne plus lumineuse, l'aura des maisons et du clocheton. est-ce un effet de pupilles ou vais-je croire à la réverbération de l'âme des choses? je voudrais pouvoir me retirer au fond de mon crâne, dans le flou inévitable de mon esprit et de ce recul...
Lire la suiteon écrit juste quand on est détaché. j'essaie par bribes de me détacher de moi, de remonter le courant, le fil des espaliers. de m'éloigner, au plus lointain. ce moi est un autre. je ne maîtrise pas mes distances. myopie et presbytie les deux hémisphères...
Lire la suiteabsence. boulimie d'absence. ouvrir la mangeoire et dès l'instant de l'oeil ouvert, du retour parmi les autres, claper claper claper encore l'absence. m'en remplir, m'engrosser encore de l'absence. tout ce qui est lui fait ventre. je la mastique, la déchire,...
Lire la suiteje ne serai jamais vive je ne l'ai jamais été. c'est pas maintenant que je peux m'y mettre, dit-elle ironique. c'est l'impossible. comme remettre un oeuf gobé dans sa coquille. le trou est décidément trop improbable. j'ai dû naître en un seul coup, trop...
Lire la suiteécrire à l'écriture. ce qu'il voulait... et on aurait lancé ça en l'air. dans l'air du temps histoire de voir si cela allait faire bouger le niveau de l'encre. au fond écrire à soi- même m'étais-je dit. une lettre pour soi que l'on posterait pour soi...
Lire la suiteplus un oiseau. ciel mort, ciel à brûler dans l'être. ils ont dû fuir au bois ou le froid les a-t-il raidi? je cherche un mouvement de branches mais ce n'est que du vent parmi les aiguilles. plus un oiseau, l'hiver. ils meurent m'a-t-on dit, gelés. moins...
Lire la suitegarder dans la main le chant. puisque les doigts pépient. qu'ils en veulent d'un grouillement à un autre. que ce monde ne peut retenir. je passe la plume. d'autres leurs portes. leurs fenêtres et même les yeux. je m'étale dans la paume. glissade sans...
Lire la suitej'ai mis le livre dans un endroit qui lui ressemblait, le bord d'une fenêtre il s'y est déployé coloré du pays et de l'ocre temps il a respiré ce qu'il voyait ce qu'il entendait tenu chaque matin, la nuit sur le filet de la page l'aube préface ainsi toujours...
Lire la suitesoulever les pierres, cracher. refermer la blessure, la terre à cicatriser. attendre que s'en aille la douleur sur le côté l'accent rugueux de l'élan. ployer le corps les mains serrant les jointures. on pourrait tant se casser à vouloir vaincre son tempo....
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