poematique expiraTOIre
garder dans la main le chant. puisque les doigts pépient. qu'ils en veulent d'un grouillement à un autre. que ce monde ne peut retenir.
je passe la plume. d'autres leurs portes. leurs fenêtres et même les yeux.
je m'étale dans la paume. glissade sans visage, vers le dedans où rien ne passe vraiment. j'essaie l'évitement. ne pas me mêler de cette masse, de ces tentations de dissolution.
ce qu'ils chuchotent entre eux et que je ne peux attraper. ils se causent, bien sûr. se parlent de choses qui ne regardent personne mais qui est comme le petit linge suspendu dans le vent. leurs désirs bridés. l'âge d'en finir. la langue que l'on tire dans les dernières montées.
j'entends ce bruit, qu'on tâche de briser à mes oreilles. provocations des cils. je lis sur les lèvres.
on me jette parmi les rafales de gargouille les pelures du son.
je dois recomposer. mettre le rébus dans l'ordre de l'instinct.
ce n'est rien.
cela s'aime comme ça, comme tout. sans importance donc.