poematique expiraTOIre
mélancolique crainte encore comme l'on craint son dos que l'on ne voit jamais le chuchotement d'une pluie de sciure les pas de sable d'un marcheur pesant craindre son espoir allongeant le défilé des heures les armées dressées des gazons de l'aurore mélancolie...
fil qui porte et dévisse un ruban si noir si blanc carbone talc atour de femme me propulse toupie sur la piste du cirque et le jeu des jongleurs lance sur un ciel bleu les galaxies d'un temps perdu toute la nuit le lampion du veilleur de ciel les guide...
mis le col des mousses et ma main pour l'ensemble la couleur de la souche et le reste des ombres mis un battement comme le cil qui tremble pour alléger mes restes et apprêter l'ennui vêtu les vagues rumeurs on dit on entend la ceinture judoka de ma bouche...
tout est usage de ciseaux le trou dans le ciel celui des failles découpages et tranchées lame à lame la tienne la mienne le frottement aigu de ce nous qui vie serre usage de maillet de ce coup de tête frappé si fort que corps en tombe désolidarisé le...
la lune est une médaille sur la poitrine du facteur elle poste le voyage le temps écrit un balancier de métronome entre les jambes danse coule ce rond céleste bave sa craie sur mon tableau un suint divin ensemençant la poussière toute la grisaille bleue...
cuivres de rouille mousserons semenciers il pleut du vieux temps entre les doigts entre les bras vesicules des poussières du papier est-ce le ciel qui dégringole ou la terre qui monte le jeu des aumônes jetées en brindilles sur la vitre dessine mes parasites...
frissons des ombres elles ont une âme de tungstène quand s'essore le jour ou s'épend le matin leçons de choses furtives électriques convulsions l'infime respire au microscope d'autres ailleurs l'angoisse grossit de ne jamais rien comprendre tics raides...
cette lune noire où se suspendent des rêves blancs les rares ailes qui y battent sont celles de l'arythmie cette peur qui frappe à ma porte quand le songe coule en feu et qu'il est temps de voler jusqu'à ce pouls croissant de gorge invisible dressé vêtu...
comment se portent tes griffures toutes celles qui me manquent pour être et pour écrire bleusaille rebroussée comme chat sous le vent je suis nue le nid d'où tu les as tirées lune à lune fusain du soir et des fragilités pour de meilleurs oiseaux mikado...
les galaxies m'oublient je ne cherche plus il y a trop à trouver même la peur blanche dans le tamis des masques le lait des hommes éclabousse tant d’étoiles que d’une main j’essuie pour raccourcir le ciel la lune t’appartient elle s’est donnée à toi et...
le mal d'estampe quand le soir perd son carnet de bal qu'il faut jeter ses pas sur des patères jaunes bavant des ronds de jambe à des fils électriques le salon est clos comme un parc sans chevaux le sceau d'un rêve toute encre au tampon taguant mon front...
le monde est une médaille le doigt d'un lanceur de dé le fait miroiter sous les yeux je l'ai vu pendu à ton cou comme un oeil d'oiseau pourquoi donc ai-je tant envie de voler quand le rêve fait sa gymnatique le labeur remonte le drap et quand la madonne...
traits peignés tirés baffés jusqu'à des volées de poudre tension des sels d'où l'on revient -rétréci racorni- d'extrême limite l'effacement semblait si doux au milieu de soi marche un quêteux coulure oscillant d'un chant de semences et d'encre jetée d'une...
j'ai mis au ciel tous mes baromètres lessive de pulsions qui battent vers toi le temps des gouttes est mon ami il teint ma flaque du manque et d'hirondelles j'ai mis à la nuit la porte qui doit s'ouvrir elle a ses battants son tocsin de chagrins et je...
tu cours comme un baiser quand je sens que tu pars la main tombe et l'épaule à son deuil tu cours comme un baiser rattrapant ta lumière et ma nuit chasseur de lèvres et du goût de la langue tu cours comme le dernier avec ce souffle de bougie ce frisson...
poudre pleur de la terre mouture de la forme pour l'informe fluide sang de ta race sang de la pierre poudre crayant calquant adhésion cloquée sur la peau des choses tout et rien poudre en volée sur l'invisible pour des empreintes et me donner visage mon...
ton arbre chante comme un nouveau tour de Terre comme un train comme le fleuve qui chevauche les souterrains comme la fanfare aux cuivres roux ton arbre chante comme la détresse des nids que tu berces un chant d'hypnose un air qui frotte le fond des lames...
ce grésillement de mouche bouche à murmure qui brûle la poussière de l'aile tout se consume les iris hydrophiles s'embuent chute de notes petit silence baillant le souffle mancie de poudre de riz de pigments jetés à la gueule du ciel tu parles l'intime...
tous ces sons barbares ces mots mâchouillés de gomme ces râles ces onomatopées de la tristesse ces cris de l'enfance ce bruitage ces non sens alignés et qui remontent dans ma gorge blues ces mots léchés sucés ces bonbons qui roulent et sautent entre tes...
ta main écope le temps et ventile mes cheveux jusqu'à des gris de sciure cahier volant divination de doigts pour disperser le sable elle arrange la frange de la pluie -je regarde toujours ailleurs q uand tu m'arranges- portail de ciel au fond d'un jardin...
quelle que soit l'obscurité elle est la déchirure du monde fissure de ciel et de mes jambes dans sa cloche le pas de l'autre qui tape à mon coeur et puis qui fuit comme l'an ou la seconde j'ai dans mes yeux fermés l'agrafe et le cil qui reprisent mes...
le désamour sera-t-il plus beau au printemps on annonce des fins de glace des banquises mortes le coeur bateau devrait éventrer tantôt son catafalque les eaux verdir sa guenille de feuille fera-t-elle illusion sous les jonquilles neuves cette vieille...
vacarmes d'hiver l’ escalier qui claque des marches l’énormité du fleuve dans une simple goutte mon plexus à la tempe que tout le monde voit et personne n’entend la clef le verrou je n’aime plus plus le soleil sa trace dans un fond d’œil plus son drap...
se réjouir du silence profond est le silence se réjouir de la profondeur immense est la profondeur se réjouir de l'immense ouvert si ouvert est l'immense se réjouir de l'ouvert si bleu si rouge si jaune est l'ouvert se réjouir de ce bleu qui n'a fait...
ne me dérangez plus a dit le vent échevelant les fenêtres je course de vraies plaines des jardins et même des carreaux où s'agitent d'authentiques baisers ne me dérangez plus lisses transparences fermées comme la lune funestes sables cuits pour des éclats...