poematique expiraTOIre
grenier de silence poussant dru chiendent lichen de gerçure dans un labyrinthe perdue la paume du buis me frôle substrat de crainte défunte ou de désir neuf couveuse de salive de l'encre de contraste d'un distillat de sein abreuvant des corbeaux dans...
l'hiver scribe sur lui en lui partout l'empreinte et ma trace à chaque pas et chaque pas à ma poursuite le ruban ailé des gelures raye ses arabesques sur mon silence il pulse des aiguilles rongeant la transparence et l'ange de transir en vol le froid...
toile pâle d'une joue d'hiver ce dépôt de baiser saupoudrage d'un pollen tendre et poison laisse sur ma parole une griffe et son bourrelet de salive mon chant d'office à l'heure des soins fait buée sur l'emprise le lien que j'ai au cou semble laisse d'un...
chaque nuit tu couches avec mon ombre et je sais qu'elle jouit de l'encre que tu lui donnes la marmaille du jour pour mes basques volatiles piailleurs éclosant sous le lit chaque nuit tu la prends contre les murs contre le bord de l'horizon qui dort une...
matin plein de frais soleil. mais je file vers le Nord. noeud Nord?horoscope de retour. la route est emplie soudain de milliers de transiteurs. n'oserais pas les nommer nomades, ces bâtisseurs de hlm en toile imprégnée et fûts d'acier... je songe aller...
semis sous la main. prestidigitations des écueils jonquille, des bandaisons minuscules du gazon amoureux. je respire l'air dressé, les arbres dressés, la terre décalottée d'un désir à l'épreuve du beau temps. foutue saison où les tas morts sont parcourus...
pas sûr qu'il y ait encore pour nous des sacs de grandes chances, des tirages de dés à profusion...le hasard n'existe pas mais où sont nos désirs prospères nos envies de bouffer de la vie. où sont mes croyances sans équivoque: je ferai l'amour je ferai...
le serveur était libraire.avant, a-t-il murmuré. il passe avec la carte du menu comme avec le dernier best -seller des papilles. il défile les mains posées sur une large serviette blanche lui servant de tablier. il songe entre les tables à quelques mille-...
Je dis tant de choses tristes et désagréables, prononce tant de formules indécentes, de la peur au kilomètre. perdre, quitter, être seule… Je dis tout cela avec lamentations, avec des larmes, avec des colères distillées en venin. Je parle, j'ouvre ma...
où cacher cette petite misère triste dessus l'épaule? le temps est gris à fredonner des souvenirs. je ne saurais pas mieux dire mais ce n'est pas assez. j'imaginais entre des cordes murmurer le reste de mon avenir, un lendemain très doux passé à la fenêtre....
poésie et peinture, mélange d'éthers. deux odeurs qui se nouent, des fleuves qui se chevauchent la poésie c'est le papier libre le carton d'incitation.sur la table.entre les coupes et les petits salés. peinture et peinture. réalité et concrétions, amalgames...
j'habite un lac mauve profond glacier d'une reine en cascades un froid intense qui serre dans les gorges comme des lacets de lierre et d'amour fou je n'oublie personne au loin ne monte semblable sur ces marches dures le col aux nuées de signes vaincue...
j'habite la campagne avec des Bronx de pâquerettes et des bornes de vache tous les dix mètres, une zone en friches où s'érigeront des buildings de blé mou et des espaces patates, une avenue bleue avec un sémaphore de jour et un autre de nuit. quand je...
Entrée des artistes. défilé des humains dans le sens des aiguilles de la montre. le temps n'a pas le sens du retweet. je suis, dans la vague naturelle, une déferlante convenue, bien cadrée direction midi, puis prendre soir par le biais et foncer ensuite...
S’essayer à de sombres manivelles, des tours, des détours, des enchaînements comme on enfile des ruelles à la poursuite d’une ombre. Quelques lignes plus loin encore. - tu coudes toujours à l’horizon et est-ce d’ailleurs toi ou alors un autre qui tient...
la boule à zéro, les champs et des rouleaux partout. -on dirait la mer avec des papillotes, on a l'océan qu'on peut-. le mien est bronzé profond, tanné, et les paysans sont tous convertis en coiffeurs pour dame. quelques liquettes blanches font des voiles...
c'est une maison. ni vieille ni neuve, portant son âge, temps où des "pedzous" accédaient à la propriété à la sueur de leurs économies, où le rêve du meilleur semblait chaque jour se concrétiser pour des enfants qui avaient été toujours à deux doigts...
alors, on fait quoi en septembre? on projette un peu plus son ombre sur les maisons et les routes. on sort ses fringues à rouflaquettes, tout le côtelé du corps à corps. on invente des pendules traîne-savates qui sauteront une heure dans le prochain virage....
que des visages. que dévisager. oublier leurs corps, leurs bras, leurs jambes par -dessus la lune. garder le reflet, la bille de verre qu'ils cachent depuis l'enfance, précieuse émeraude avec des inclusions au fond de la paupière. la repérer, la retenir....
Suis femme à fleur d’étreintes tout est parfum qu’on serre au cou s’exhalent des défis de citron et de santal parmi les foudres et les canons goûter de la lumière ingurgiter ces choses qui courent partout après les ombres les défis de miel sur les rayons...
mue de soleils chaque tavelure s'éparpille en grains de vent l'hiver se taille et fait le mur des grisailles l'histoire du jour s'imprime au fur et à mesure par chapitres de chaleur dans la casse du temps et les degrés tranquilles à la grimpette des heures...
m'engrainer de vents. ne pas rester. rentrer le filet dans l'armoire à papillons. ouvrir encore les doigts, espérer une pêche à l'amour, quelqu'un qui se prendrait tout seul dedans mes bras. une boucle de phalanges fait mon unique anneau. poster le cercle...
à la tenaille. broyeuse de côtes , de viandes au ventre. l'étreinte du vide dans la chair. il faut bien visser quelque chose. éprouver cette vie. compression de douleur qu'on décide de plaquer contre soi et de drosser à fruits de poings. mon flanc s'essore...
ai-je le choix? comment dire sans chercher parmi mes vieilles images, mes objets, mon paysage familier, ce quelque chose qui vous ferait saisir ce que je vis? comment exprimer l'étrange, la fascination, l'état hypnotique qui en a depuis le premier instant...
le silence encore. la maison, tranquille des corps enfuis. rechute des neiges un froid sans dents un froid de lèvres de pulpe de peau que l'on sucerait pour déguster. je peine à me hisser hors. à naître à nouveau. défaite de Noël. comme une habitude en...