poematique expiraTOIre
m'engrainer de vents. ne pas rester. rentrer le filet dans l'armoire à papillons.
ouvrir encore les doigts, espérer une pêche à l'amour, quelqu'un qui se prendrait tout seul dedans mes bras. une boucle de phalanges fait mon unique anneau. poster le cercle dans des halos de grandes routes. attendre une panne de phares dans mon piège à lumière.
quelques étincelles frottent le noir. des ruptures électriques dans les arcs amoureux- aimer est plus grand que ton sexe javelot, plus loin, plus tendu que tes limites de chair et d'orgasmes-. je passe certes, mon maillon à la laisse des courants d'air.
debout. debout toujours.
ne m'allongerai plus dans ma tristesse. elle est de cette boue qui sculpte la hauteur, les filandres Giacometti. moi, j'ai loué mes "semelles de vent" pour quelques heures sur la glace. ce sera court, axels et triples lutz. des chutes toujours bien sûr, toucher le froid dans lequel je râpe mes mots.
s'il faut des volants à ma robe pour toupiller la mort, je veux bien. pas de vis en froufrous, forer la belle affaire. mais détourner la perce et m'envoyer en l'air