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poematique expiraTOIre

journal 118

dans l'affolement distrait de te rejoindre, Amour Grande Vitesse. sur le quai tendre la main comme à la station des autobus. oui te signaler l'intention passagère.

me trompe de campagne, de paysage tranquille où j'agitais ma paume pour arrêter le temps et monter en plein coeur.. .je franchissais la porte à air comprimé, le bruit de bienvenu d'un gros soupir heureux, les sièges tournés vers moi jouant des coudes pour accueillir mon cul. autre état de transports. le temps jeune avait sa carte journalière. monter descendre était une histoire de bras levé et d'arrêt sur demande.

maintenant le trafic décoiffe mes clins d'oeil et ampute le voyage. je vais à la gare pour prendre des tourniquets qui me crachent à la sortie sans goûter le départ.

le vent est devenu le seul baiser d'adieu. gros vents le plus souvent comme pour donner le change à d'anciens frôlements si légers sur les lèvres.

l'espace lui-même n'est pas propice à des étreintes lentes. ça roule comme rails perforant les exploits. Amour Grande Vitesse. composter son ticket et sauter dans l'essoufflement.

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