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poematique expiraTOIre

journal sous étreinte 30

 

 

 

le silence encore. la maison, tranquille des corps enfuis.  rechute des neiges un froid sans dents un froid de lèvres de pulpe  de peau que l'on sucerait pour déguster.

je peine à me hisser hors. à naître à nouveau. défaite de Noël. comme une habitude en livrée cadeau

 

écrire ce matin c'est aller jusqu'au bord et ne voir plus de fleuve. un désert un sentiment de soif inutile. et de le faire toujours jusqu'à ce moment butoir. jusqu'au mur plus ou moins lointain  le cercle infranchissable, Causase où l'autre s'éclipse, où c'est la défigure...

 

je respire au mal. c'est le poids bloc sur le thorax. écrire ne me délivre pas.  écrire c'est juste la rage de niquer mon immobilité forcée ma géole de plomb. cesser d'écrire n'y changera rien non plus.

 

le dernier tu s'en va. éponge de lassitude sur ma silhouette.  il efface le chemin. je suis sans mystère.

 

répondre à l'écroulement.

ou cultiver mes cailloux

 

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J

entre les cailloux il y a toujours des traces de terre fertile et dans l'air ambiant toujours graines qui cheminent vers... comme cadeaux en livr(ée de s)aison.
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A


tous les êtres de la terre ont voulu avoir des petits, pour que la vie soit moins "monocorde" pour cela ils ont accepté la mort, qui n'existait pas.  tous, sauf les pierres.