poematique expiraTOIre
avons-nous rendez-vous? j'essaie de retrouver mes détours épars. les flèches que j'avais griffées sur ma main puis sur la terre. les écorces du voyage qui m'indiquaient le sens. avons-nous rendez-vous? tu dis oui je connais un banc qui murmure et des...
ne plus y penser. oublier le chemin. le noyer même, au fond du tonneau. presser. enfoncer. le tenir ainsi jusqu'à ce que plus rien ne s'agite, plus aucun soubresaut. le chemin qui se meurt dans le pays, au hasard d'un pré et après qu'on ignore.. ne plus...
oh! ces jours... ces jours distendus, longs effrayant, ces jours entiers où il m'est impossible de m'atteindre, sursauts perpétuels à la surface. je suis dans le ricochet, prolongements en 5 ou 6 coups sur l'étang de verre. rien n'arrive à trancher le...
je m'attendais à tout, à me cogner, à balancer des trucs en l'air ou à voir se pointer des armes. du feu, des lames blanches, l'invisible en éperon... la menace était montée d'un cran encore, le ciel virait épais.c'est comme ça la guerre... je m'attendais...
fauve de salon. l'hypothèque tendre restaurera tes steppes sauvages. longueurs de fils et coudées d'herbes ravageuses, le jardin persan ne suffit plus à ton désoeuvrement. tapis de saison, jeté dans les glacières pour raidir les grouillements secrets...
Longue semaine sans histoire. Sans autre histoire en fait que celles que l’on écoute les yeux clos. Toujours le même pays adossé aux mêmes collines et forêts, le même lac en bas, les mêmes gens qui reviennent et me saturent. Ces êtres dont je reconnais...
ce matin errant dans le salon, les odeurs poudrées d'un bouquet. question à l'immense. un chant se peut-il fleur? elles ont dans leur corolles l'encens puissant du silence. au fond, c'est la danse qui me reste, ce peu de parfum que j'exhale. l'âme tout...
le jour se lève dit-on... il tombe aussi. mais que fait la nuit? comme si elle n'avait lieu que la substitution... brefs tourments à mon réveil. et me demander... entretenir l'inconfort, miser sur le goût de l'instable, -je crois qu'il a une saveur salée...
quand j'ouvre ma main, je l'interroge. dépliée méduse remontant en valvules de dentelles le courant de l'eau. je l'interroge. elle me dit, dans un de ces tremblements dont j'ignore le vent qu'elle ne te connaîtra plus. je la regarde, qui a mis en poing...
"aime" comme m-ots. long espace habité, les nuits. landes ouvertes et tellement d'oiseaux. puis désenvoûté,charme rompu ou enchantements de disparition. plus personne plus rien. on s'habitue. c'est presque le même mot d'ailleurs qu'habiter. ce U qui change...
"je l'aimais déjà, bien à l'avance..." me dit-elle pourtant nul besoin d'aucune séduction. il y avait ces atouts entre ses mains et pas des moindres... oui ceux-là: ses défauts, ses tares, ses manques qui m'étaient essentiels. ses laideurs de l'âge, ses...
parasol parapluie. sous la coupole sous la coupelle. ce n'est pas l'heure de le savoir c'est l'heure de la surprise, tour de passe-passe. l'aube est à l'étal et le bateleur joue encore. j'ai l'esprit dans la zone des départs. veuve de la nuit ou échassier...
passé présent bien ensemble serrer broyer étirer la pâte rassembler toi eux et moi donc! périr sous malaxage le futur confond chaque couleur travail de force et des doigts modelage de graines pour des huiles uniformes tant de contre-façons joyeuses la...
remailler une baignoire. le mot clé google pour me lire, un sésame pour ce blog. tout est dit. le remaillage, oui absolument! je ne fais que ça: reprendre les mails qui coulent le long des guiboles, dans le talon de la marche, sous le coude aussi que...
chère écriture, permets que je doute que tu sois...permets que je me méfie de ton nom, nom de couverture, écriture. tu voudrais peut-être me montrer visage, me profiler tes contours, faire corps avec. mais, j'ai tenté saisir, tenté prendre, embrasser....
la nuit est un grimoire. parfois le matin, à force de faire des rêves et de formuler le hasard, le ciel répond. quelque chose craque, une coquille, une branche, vos doigts sur le clavier. pas grand chose mais un petit bruit, ce soupir en forme d'étincelles...
planter des images dans un parc éphémère les murs en sont couverts ils dialoguent avec l'Histoire bégaiement triste il n'y a pas de jour sans Terreur chaque aurore tue à la faux la nuit qui s'écroule que cette inondation pour me laver de ton meurtre vieil...
pas de pleines mesures sur le matin. le tempo est rasé, fraîche coupe des ciguës, mise à niveau de mes poisons l'alchimie me nivelle sangfoutre. l’horizon a la frange nette, juste au front du regard. à plumes ou à poil, rien ne passe. boule à zéro, veuillez...
depuis quelques jours, le matin je descends vers ma boîte aux lettres avec de l'avance et je glisse dans la fente de l'espace colis, un petit cadeau pour mon facteur. je laisse dépasser, je suggère, je fais en sorte que cela se voit,sans pour autant attirer...
La poésie fabrique une muraille pour recoudre les entrailles du ciel long travail de patience qui élève ses briques pour le corral des petites misères De l’air ! Elle a bouché les derniers trous, les ensembles défaits, les tissages effilochés de mythes....
quelques heures déjà, il pleut. j'ai froid et ce sentiment, comme une mousse sur l'eau, de quelque chose qui ne peut plus jamais revenir... c'est hors de portée. c'est humain. je ressens, cela rentre sous la peau, s'étale, se dissout. je ressens le frisson...
faut-il ou non ? -il y en a tant qui se posent cette question- faut-il s'emmêler dans les fils virtuels? la vie est-elle réelle sur internet? est-elle seulement dans ce contact du corps à corps? dans ce partage du vin sur un comptoir ou d'une marche sur...
branchement. je viens de trouver la fiche. deux pines électriques à enfoncer dans le black out. branchement. contact. l'épaisseur du silence gonfle lentement. comme un pudding. il lève se reconstitue. particules en sueurs. travail de couvaison à l'abri...
prise de la journée en cours de route. grandie déjà, dans une grisaille éteinte mais là, bien là dans le silence aux aguets des lendemains de fête. je pose le masque. je laisse tirer. qu'il arrache cette mélancolie morbide et me laisse m'échapper. prise...
les mots vous renvoient, vous retirent, vous remettent, vous démettent. vous tentez atteindre, vous ramenez le vide. vous fouillez le vide. personne dedans, des mots , des carcasses d'âmes, du cartilage. vous reprenez le filet. vous ouvrez la gueule,...