poematique expiraTOIre
la nuit est un grimoire. parfois le matin, à force de faire des rêves et de formuler le hasard, le ciel répond. quelque chose craque, une coquille, une branche, vos doigts sur le clavier. pas grand chose mais un petit bruit, ce soupir en forme d'étincelles qui fait silex et feu...
la chaleur, la lumière, juste de quoi griller l'obscur et tendre une direction sous le chemin.
peut-être une illusion d'optique, un leurre jeté à vos oreilles? ce n'est pas important. non . ce n'est pas ça qui importe. mais y accorder attention, accorder son pas, un instant, à des signes non éclaircis, des interventions irraisonnées d'un oracle de pacotille. remettre ses choix à la poussée du vent. accéder d'une marche à l'espalier nuageux. vaquer. vaguer peut-être s'il faut inventer un nouveau mot pour dire la foi dans le courant et les "sousjagences"
la nuit a tenu son cercle des sorcières. elle a dressé sous la lune le cadran du voyage, tiré les plans sur ma comète. je viens d'une chiquenaude de prendre girouette, une coudée d'imprévus, droit devant.