poematique expiraTOIre
le saut à la perche est la sortie recyclage des échelles sans barreaux les gens qui ont peur de visiter leur monde n'ont aucune carte postale à montrer aux autres l'intuition est une porte vitrée. passer du côté visible des choses ne se fait pas sans...
Oui bien sûr. Ce ne sont que des alarmes, du bruit sur les tôles. Des steels bands qui font chalouper mon ennui. Le vent est en cloque. Il longe les façades, déboule dans les chéneaux. J’en attrape le vertige de le suivre au rythme de la manivelle agitée...
tu n'es plus normal méduse à la chevelure d'aspirine extradé lointain dans d'autre vague que le mien tes yeux n'ont plus de germes pour la terre de mon âme dilué, tout le vif étendu comme un vin coupé jusqu'à l'eau je n'entends pas le feulement grave...
Maintenant je passe à la phase poème Viscères électriques J’assemble mes pôles, glacières sauvages et les couds au filet Bouées-flotteurs dans le grand Univers Frappé d’étincelles et de mouches qui grésillent Poème es-tu du camp fourbu de noirs De coups...
jokari d'univers météore en vue comme un nez rouge sur ma tronche de planète. je ne désespère pas de voir passer le puck et de suivre un instant sa trace balafrer le vide. très loin, juste entre la lune et moi! cette roue circulaire affûte ses dents sur...
bosser l'abandon. cultiver des levures de vide, des petits champignons verts sur le dos des farines. espérer une guérison, un soin de sorcier. élever les moisissures, les tissus délicats en coton de neige, des nébuleuses de pénicilline qui pousseraient...
je retiens mon souffle, me donne de la peine écarlate, plein visage par bouffées. le vent claque mes joues. je fais la bouée. sauvetages en tous genres. récupérer les idées, les sévices intérieurs. faire ma livraison de pensées. on m'attend sur la ligne...
cahors , rue des urcines. endroit magnifique. terrasse ombragée par d'élégants fruitiers.je soigne ma trouille avec un verre de vin blanc, un pain et trois poissons. les béatitudes version panique. un semis de mots quelques respirations et des questions...
bouquet. plonger mon coeur dans l'acide parfum des premiers verts, à fleur de visage, dedans. esprit des renaissances,es-tu là? respiration brève des jaunes pas mûrs. ne pas me fier à ce soleil de barrière,ce gamin dispersé dans les herbes. ne pas vouloir...
impossible. j'aime ce long mot qui revient et revient souvent. comme pour marquer mon territoire. tout ce que je ne peux, qui se ramène, qui me provoque et m'oblige à des manivelles et des retouches. suis beaucoup plus fétu que rivière. J’ai mis mon sein...
butée de fin de rails. le mur draisine stop. t'avances plus cocotte! t'essaies en prenant du recul, tu fonces dans le tas, tu t' "éclaffes" contre les briques. boursouflures aux arcades sourcilières, nez cassé. tu recules, tu recommences, pas d'accord...
160 km de fêtes. de pavés de foie gras, des trottoirs de bûches, des moellons de dindes pour illustrer le voyage. photos des recettes, mises en situation. décor es sapin, es étoiles... l'Avent boulevard du régime. toute la littérature se vautre en tablier...
prendre le matin de profil, me mettre en cuillère dans le creux des jours. adapter mes rondes-bosses.c'est lundi.et en fin de semaine il faudra faire la pesée du jour et de la nuit. j'ai l'oeil griffé, un cil sans doute qui veut battre dans l'affaissement...
pourquoi donc mettre tant d'herbes, de feuilles et d'arbres, tant de chemins, de terre, de ciel, d'oiseaux et d'eau, pourquoi tant de masques sur ce vide? ce trou que j'emballe... je grave au burin un coeur, un corps, des bras ouverts mais ce ne sont...
de toutes les façons, rien n'est plus facile que s'enfermer dans l'art. dans l'art de qui, de quoi, seul, sans ferment après tout. qui que ce soit qui passerait n' a jamais rien à donner mais que des leçons à prendre. alors il s'en va en déroute, j'en...
j'attends le retour des oiseaux, ces pinailleurs de branches, ces becs bunsen du chant perforatrices de lumière au petit jour j'attends le retour des marteaux cicleurs bouffeurs invétérés de mes rêves sur toaster le retour des oiseaux qui zèbrent au sifflet...
moi aussi je suis loin avant l'heure au- delà de la course je tombe souvent jusqu'à mes cathédrales c'est comme ça quand on ne tient pas terre il manque à mon chapeau de connaître les lois et les gravitations je sens bien que mon souffle fait dans le...
histoire étrange. ce jour, il faisait beau. j'arrive comme toujours la première à mon travail. sur l'esplanade que je dois traverser je vois deux beaux oiseaux ocellés gris et blancs. j'avance m'attendant à leur envol mais ils ne s'envolent pas. ils demeurent...
toquée tocante, le temps breloque dans ma tête. je me dis que je l'ai je me dis que je l'ai plus. chronos au starting block, mon coeur schnoque en socquettes s'apprête au galop. galipette galipot. faut que je me jette à plein pot. corde raide à la corde...
19h02. le temps m'est compté. je vois se profiler une espèce d'ombre qui ressemble à la nuit. le temps de rebrousser mes engelures. - mes angeleurres? - de fermer le volet, de me taire entre deux déchirures. les arbres ont putzé le ciel, nickel nuages...
petit bol de pétales combien peut être doucereuse parfois ma pépie ce miel vert qui tombe en grappes sur mes genoux ouverts et cet arrière fond de citron brûlé sous la langue cet amer secoué comme on aére ses papillons le puits fendillé ne tient pas la...
je suis vulnérable je crée démantelable brisée désarticulée je crée démente élastique je crée caoutchouc malléable sordide tordue vissée compressible étirée je crée je délire je crée je bafoue j'obtempère je détruis je crée je bascule j'inonde je renverse...
pays de campaniles, avec leurs méats de plein air, les vents au battant et au rappel d'airain. ils s'y balancent à cloches que veux-tu et par à coups, on entend le timbre prostatique des rossées de gros temps. ça résonne comme le fruit des goulots de...
vocabulaire parallèle. exercice d'intégration d'un corps qu'on n'a plus. après ceux qui. se mettre en quatre pour y parvenir. beaucoup d'efforts et modes opératoires à reprise. ce soi-même distant, lointain, à investir... l'a-t-elle seulement jamais connu-?...
Il neige. Saupoudrage de pensées. Agiter le cerveau avec vigueur, le retourner sur la page. Il neige. Comme dans les boules de verre, un peu de sucre glace. Pour décorer, pour faire joli. Concassé pain de savoirs, émietté, tombant à chaque secousse. Vols...