poematique expiraTOIre
butée de fin de rails. le mur draisine stop. t'avances plus cocotte! t'essaies en prenant du recul, tu fonces dans le tas, tu t' "éclaffes" contre les briques.
boursouflures aux arcades sourcilières, nez cassé.
tu recules, tu recommences, pas d'accord pas vaincue mouvements continus
tu respires tu reprends le large pensant jouer les feintes et des effets de surprises
cht'ouaaaauuuuuuuuhh! tu es contre.
pas bougé le mur, pas vibré le mur.
points de suture
on t'y reprendra plus, tu dis
mais c'est pas vrai. pas encore. tu baisses pas les bras. tu es sûre que ce rail, derrière, cette voie ferrée, derrière au -delà, c'est bel et bien ton voyage
alors tu forces la dose, tu en remets une couche. tu la joues vibratoire. on a fait tomber des ponts comme ça au pas cadencé.
bon! l'évidence... tu peux rien c'est dit.
et puis tu descends, tu descends du train, du wagon, du machin véhicule. tu essaies le pays arrêté. tu respires tu t'inities. est-ce une gare ici? why not ...
mais non, ce n'est pas un lieu, pas un rendez-vous, pas là. tu le sais il y a encore du charbon dans la soute et que c'est pas pour rien.
temps de stratégie. reluquer, estimer, faire connaissance avec le mur, en lui tapant sur l'épaule. palper le mou, le dur...
mais tu finis par le savoir tu n'es pas de taille
alors simplement faire ce pas sur le côté. franchir de travers, prendre l'autre rail, celui qui commence maintenant sur la voie parallèle.
trahir.
ton wagon est sale, laid, jamais nettoyé. les banquettes sont trouées, ça sent les pieds. voilà c'est chez toi. pour la suite oui parce que suite il faut faire puisqu'on ne peut rester sur place sinon en se jetant sous le train.
tu changes de peau. ça y est tu es dans le passe- partout, dans ton costume acceptable, ton rôle ..
je suis ce qu'on attend.