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poematique expiraTOIre

journal sous étreinte 53

vocabulaire  parallèle.

exercice d'intégration d'un corps qu'on n'a plus. après ceux qui.

 

se mettre en quatre pour y parvenir.  beaucoup d'efforts et modes opératoires à reprise.

ce soi-même distant, lointain,  à investir...  l'a-t-elle seulement jamais connu-?

avant, sans doute oui, quand  il n'avait pas encore été question de la forcer à en prendre si violemment conscience.  saleté.

peut-être alors ... mais se rappelle-t-elle vraiment quelle dimension il avait, quel état de douceur ou de chaleur il retenait? chair neuve quand son âme jouait encore  et qu'elles n'avaient aucune raison d'être l'une plus que l'autre...

depuis le corps est dans le décalage des images, qu'elle découvre par la tranche des verres et des miroirs, cet irrattrapable qui rend le monde  flou. elle est à tenter de faire se joindre au même moment, la pareille pensée , le pareil geste.

elle rentrera de ses rendez-vous. elle rebobinera le film pour repêcher alors les vérités, les émotions, ce qu'elle a vécu, tout cela qu'elle n'a pas pu saisir sur le vif parce que plus capable de le faire.

cette obligation de ruminer dans le secret du souvenir pour comprendre puis aimer  la vibration humaine, pour  la choisir sienne et acquérir enfin la certitude que ce fut du bel et bon vécu. 

la mémoire est un jardin qui a enfanté trop de douleurs, depuis longtemps en jachère. terrain  dans lequel elle ne se promène qu'avec un détecteur de métaux, pour en sortir les mines.

 

exercice parfois inversé où le corps sculpte l'instant à vivre pour lui donner le calque du rêve, l'acceptable.

 

mais d'une façon ou d'une autre, sa tentative sera blanche car il y a peu de chance qu'elle ne tire jamais plus  la cartouche du vivre.

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