poematique expiraTOIre
pays de campaniles, avec leurs méats de plein air, les vents au battant et au rappel d'airain. ils s'y balancent à cloches que veux-tu et par à coups, on entend le timbre prostatique des rossées de gros temps.
ça résonne comme le fruit des goulots de bouteilles, celles qu'on a mises dans la glèbe. semis de couronnes en verre, butés par la bourrasque ou les pioches de bise. des oeilletons perforés entre terre et ciel.
on m'a dit que cela mettait les taupes et les rongeurs en fuite. une terreur venue du souffle arasant les embouchures car au moindre courant d'air, le jeu des orgues en Pommard recyclé se met à ses orages. les rats quittent le navire.
en d'autres saisons, le ventre mouillé des limaces aiguise encore le chant du verre.
c'est la lugubre vengeance du vent qui ne sait prendre parole qu'en frottant son crin à tous les trous qu'il passe.