poematique expiraTOIre
je retiens mon souffle, me donne de la peine écarlate, plein visage par bouffées. le vent claque mes joues. je fais la bouée. sauvetages en tous genres.
récupérer les idées, les sévices intérieurs. faire ma livraison de pensées. on m'attend sur la ligne et je stresse, avec ce bagage léger, tout empli encore de papiers d'emballage, comme si je venais d' acheter ma vie dans un bazar.
j'ai tout, le costume, le chapeau, les gants. tout du parfait colporteur, du facteur de paroles. je porte les nouvelles. le dernier texto de la femme au fada, la nichée de rimes de prosper zombic, le tag funèbre d'un prolo inspiré. tout dans ma valise...
du vent ! que dalle! non. c'est encore de moi qu'il va falloir bassiner l'ordinaire. si du moins je vivais quelque chose. mais même là c'est le toc de rigueur. mon acte d'impudence, chaque jour marmonné dans le bréviaire du blog. constructions monochromes avec quelques écailles.