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poematique expiraTOIre

journal 93

Oui  bien sûr. Ce ne sont que des alarmes, du bruit sur les tôles.  Des steels bands qui font chalouper mon ennui. Le vent est en cloque. Il longe les façades, déboule dans les chéneaux. J’en attrape le vertige de le suivre au rythme de la manivelle agitée du store. Des escalades, des "dérupes", de la monte et des chutes. C’est le vent qu’il y a dans ma tête, le propriétaire des  espagnolettes, de la glycine et du mélèze qui envahit le bleu. Il impose le vide, le recul des échos qu’il balaie à  fond la caisse.  

Je ne me rendais pas compte de la quantité de signes que donne un peu de courant d’air. Je décrypte. Travail de l’ongle pointu des femmes du monde entre les perles de leurs rivières. Chaque son est un poisson qui m’échappe. Je me sens plus perdue encore de cette saignée sans barrage, une énorme cascade d’air qui fracasse le boulier des notes. Le vent orchestre mon désarroi d’angoisses. Je flippe comme un drapeau. Claques de voiles par à-coups. Et de linceuls. J’écoute de grandes orgues de la mort, cheminées  embouchées sur  mon saxosexe. Ça me rentre par le haut par le bas qu’elle chantait… La musique du vent fait mal à mes  désirs, attache les secousses à des trains de nuages. Je me replie me referme je rentre close dans ma conque solitaire. J’attends que ça passe, que ça s’en aille ailleurs

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