poematique expiraTOIre
aiguiser un orage à la meule muter fusil tu sais mon écot de fil saison de taille dans le gilet des écorces submergée enfin chercher à mains bandées les mots de la survie jamais bonnes jamais douces je passe mes nuits dans le locataire de la bise homme...
des arbres aux ongles courts portent le ciel quelle robe revêtir pour aller à la prière jointe de l'oeil et du rêve des pétales comme une tombée de sucre remuer la candeur battre en neige psychoses et merveilles je dénoyaute la lumière et découpe des...
tout ce que l'air porte... du grésil des lentes de froid des laisses libres au cou des vieux cheveux il neige de la levure le monde s'est mis à la fronde verticale tavelures blanches sur l'imperméable t'as combien d'étoiles à ta lunette? je recense mes...
les castes. toujours. les abolisseurs de barrière qui en dressent vite d'autres avec leur mépris verbal. sectarisme ordinaire. parmi les "poètes " aussi. oh! que si... des fabricants assidus de leur propre statue. leur langue tant de fois usée pour détruire...
tout semblait bon à savourer notre exploit de gangrène tu avais des raisons d'être de passage déserteur de rouges carnavals en camisole de cérémonie de faire la planche sur le destin désormais je suis la pingre rainure des rendez-vous défaits jusqu'à...
les papillons de poitrine sont si frêles qu'ils passent à l'envers du décor un peu de mort vive dans la chemise j'essaie un rêve ajusté aux coutures je guinche pour donner une chance à mes réincarnations cataplasme de vents je ne regarde même plus mon...
la nuit silencieuse s'en va avec la clochette du chat encenser la lumière à la fraîche cette aube entre nous et l'avenir fakir l'âme est une piaule gercée de vieilles laines je peux toujours me tenir droite ou solide j'ai appris à marcher sur le fuseau...
je cherche un cadeau sous les pierres un crachat caché un jour on dira que j'étais humaine en attendant je tamise les chemins d'un temps moins ogre peut-on prendre ensemble un voyage d'avance avec des poèmes de souliers? on avait ciblé des bulles de scaphandre...
je tire ma gueule mimétisme comme tous les cabots menton en incise dans l'air l'ordinaire aboie pour sortir le monde bruisse dans les siphons du vent c'est la dialyse des joyaux fragments repus qui s'offrent des zeppelins chercher dans les choses précaires...
j'en vois qui suturent avec des frénésies paralytiques les centimes du vent j'égoutte moi aussi des semis de guimauve le préposé à la diane vide les ablutions blanches trier mes bobines, mon fil et mes attachements remailler la disgrâce chapelet d'interstices...
je ne dors plus grand-chose et aucun homme non plus tirer peut-être les draps changer les plumes retendre les nuages Il faut ponter des cœurs de sansonnets dans les dolmens du matin bandaison invasive je gouverne mon pécule de rêveries je fais mes tripotées...
à mon doigt une perle sauvée de la sagesse le chariot est plein de ces chemins concassés et des planelles jetées pour passer la main je vais avec mon sac bleu, choisi dans un ton d'yeux je prendrai pied et marcherai mais j'ai prévu un cric pour la crevaison...
suffit-il de poudrer le désir d'un geste de simoun on fait son boucan solitaire le bruit tourne dans les airs et sème lettres mortes arbre discontinu si quelqu'un avait la lumière, la garderait-il dans le bocal des confettis d'automne? arpent de vrilles...
une porte essaie de retenir la mer un débours d'ecchymoses effet perroquet sur la palette de la peau air et vents nos tuteurs de vivre tu dors sur le côté noir des choses et ton souffle poursuit mes échines dos à dos insolubles la main de vasque et de...
ces femmes qui montrent leur poitrine parce qu'il y a un animal dedans obstiné,voyeur allumé qui entrent dans des lévitations d'arcs-en ciel, à revers de la pluie fracas de puces la mer se vautre dans la sciure plus qu'un placard de joie de vivre dans...
La vie est Tes mots dans mon sexe et ton sexe dans ma bouche Je suis couverte de tes oiseaux Pénétrée de lumière par les pores Quelques baleines dans le corset du soleil font l’étonnement des jupes qui vont s’ouvrir Ce filin met nos sexes à bleuir bien...
secouer mes peignes ratures aux dents longues fichées dans la tignasse et grenades en garniture l' étendard nu pour les jeux de barricades le vent m'ignore tandis que la nuit me chuchote des avenirs défaits il faut baiser l'orage j'ai déjà presque tout...
les couvertures parlent un jargon d'anges en plein labeur. ils chuchotent sur le mode plain-chant des cancans d' oiseaux. chacun porte ses pierres au nid, des bois doux des lacets de poussière c'est ma paillasse, le lit des idolâtres. ils y déposent les...
Que je grimpe les rideaux de tous ces foutus souvenirs et je me sens ivre de n' en saisir aucun. Je fais de ma pensée une cage , une cage morbide et puis douce aussi, tellement, qu'il me faut sans cesse y revenir? Quand bien même Je prolonge de vieux...
j'ai pas besoin de forcer la porte du noir... je le connais par tous les trous. il a ces fausses lumières, ces appâts de brillance, ces bleutés, ce rouge d'un sang vitrifié. j'ai pas besoin de le regarder en face, je le vois dedans, je le sais dans le...
il pleut. l'art est un abribus parfait. y déposer mon impatience de chien mouillé. il finira bien par y avoir une éclaircie. déambuler entre indifférence et orage. j'avance avec précaution. je me méfie de ces endroits lisses qui couvent des trous d'air....
photo enlevée Ceci n’est pas une jarre, non, mais une grenade intemporelle posée ici avant la grande dégoupillée! Toute ronde avec ses deux jambes rouges arquées… Allez –y ! Osez y déposer vos cendres blanches. Voici la grande urne du spermiocène supérieur,...
un sécateur à la main, couper net. comme un cable très tendu et un coup dedans! voir partir son navire ou son chien intérieur. l'un et l'autre. après, après... il y a dans tous les imaginaires un cosmonaute perdu dans le néant, à la dérive. et sans fin...
Respirer c’est une chose…mais respirer enfin ! c’est pas pareil. Respirer en suivant scrupuleusement la courbe de sa température, aussi marquée à l’aiguille que le tatouage des diagrammes. Je tremble sous le détecteur de mensonges. Chaque levée de poumons,...
je ne sais quels mots choisir. c'est plus que du tri c'est de la mise au tamis.après je secoue, je laisse macérer. parfois il n'y a rien qui remonte. j'approche dangereusement des vibrations en- dessous de zéro. je fais du solde en négatif. quand j'ai...