poematique expiraTOIre
je ne sais quels mots choisir. c'est plus que du tri c'est de la mise au tamis.après je secoue, je laisse macérer. parfois il n'y a rien qui remonte. j'approche dangereusement des vibrations en- dessous de zéro. je fais du solde en négatif. quand j'ai plus rien (non ce n'est pas une faute, c'est bien le verbe avoir et le complément plus rien sans négation ), aucune histoire ,je creuse encore le déficit et je m'enfonce dans des espèces trébuchantes. je m'encouble par les racines. parfois, je n'ai que l'embarras de cracher ou d'avaler. tout cela sur la langue. quand c'est comme ça, quand je sens le verbe, l'indigeste verbe -aimer- presser sur mon estomac, que c'est tout un langage avec au ras des oesophages, le tribut cannibale je me tais je serre les dents, j'oublie je garde pour moi. il y a assez d'oiseaux pour semer les noyaux