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poematique expiraTOIre

indifférence

 

 

 

j'ai pas besoin de forcer la porte du noir... je le connais par tous les trous. il a ces fausses lumières, ces appâts de brillance, ces bleutés, ce rouge d'un sang vitrifié. j'ai pas besoin de le regarder en face, je le vois dedans, je le sais dans le profond de ma viande. il n'y a que ça. qui grouille qui gigote, un noir plein, monstrueux que je prends partout avec moi. pas besoin d'en croire plus, d'en décortiquer encore. le noir est le prolongement de moi et d'ailleurs qui sait si celui-là, contre ce mur, ne m'a pas été volé une fois? qui sait si ce n'est pas le mien exactement et qu'on aurait comme un faussaire signé d'un Soulages nègre!  je lui tourne le dos, mon encre, ce noir bitume, je le lui laisse, il peut s'y promener s'y débattre. moi j'ai renoncé dès la première incursion, dès la première aventure. là au fond, j'ai jeté mon plus bel amour et grands dieux! que jamais, jamais il ne remonte! ce n'est pas un tableau, ce n'est pas une image, c'est toute ma nuit. c'est dedans alors laissez-moi mon indifférence.

 

 

photo enlevée

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