poematique expiraTOIre
j'ai l'âme maigre, ce matin, la peau colle à l'os. j'ai le parchemin tout recroquevillé, cassant. avec des veines partout comme des gravures, des traces abîmées du vent. je sèche lentement d'un rouge à ce brun qui m'attend, ce brun de terre, de sol. je ne résiste plus, va bien falloir tomber, avec grâce peut-être, un moment, un voyage. j'espère une ultime tempête, un long envol, jusqu'au bout du chemin peut-être. atteindre une autre place, un tas immense ou un petit ruisseau...qui sait ? ou alors chuter en rond comme toujours et finir à tes pieds.