poematique expiraTOIre
secouer mes peignes
ratures aux dents longues fichées dans la tignasse
et grenades en garniture
l' étendard nu pour les jeux de barricades
le vent m'ignore tandis que la nuit me chuchote des avenirs défaits
il faut baiser l'orage
j'ai déjà presque tout tué
les morts iront -colin maillard -à tâtons d'os mettre leurs figures sur la première histoire qui passe
greffe des doigts comme un gant en peau de désir
je fixe le trou
planqué dans mon blanc d'oeil
modeste vertige galactique
une épingle dans le cortex du ciel