poematique expiraTOIre
Je ferme les yeux, profil tendu.
Regarder le ciel droit devant.
Je subis. Le poison est à fleur de corps, palpitations incrustées. Oh ! oui le monde est bien le plus fort, matières lourdes comme des métaux aux douleurs orgasmiques
le creuset des genèses- dois-je m’accrocher à ton regard
Le monde n’en est pas à savoir. rien ne se calme jamais, vraiment. Rien d’humain pas d’apaisement. Juste peut-être un instant pour respirer, juste un instant, comme s’il voulait accorder une légère palpitation à ce fragile qui naîtra –forcément- un jour. Malédictions et déluges. J’ai toujours eu peur de mourir noyée.
Prendre ses forces.
Férocement tellurique, férocement météorologique, élémentaire, chimique.
Je ferme les yeux. L’orchestre n’est que grandes brassées sauvages. L’énorme purification des morts sans fin.
cet usage des cordes
cet usage des cuivres
comme des ordonnances, des prescriptions divines
-Les anges ont -ils tous des trompettes ?-