poematique expiraTOIre
essorage des soupirs chaque flaque essaime des nids de soleil et les insectes de l'eau leurs fusées de lumière l'infiniment petit nous baigne d'insaisissable passion pour le secret
parfois la lune porte des lunettes de soleil et le sourire qu'elle a fait une anse sur la plage yeux fermés je suis au maître des nuages.
me laisser couler lâcher la main courante oui baisser la tête et puis les bras l'escalier ne s'apercevra de rien
parfois je dépasse les bornes et c'est le tête à queue inévitable sortie dans le décor...
mes mots sont utiles à m'user, m'éroder d'ironie. moi seule, mais je n'en suis pas fière. l'autre me nourrit
mon désespoir me fait honte
Faute de manier les outils d'une autre parole, quelques images d'ambiance piquées au hasard du web tentent maladroitement de faire un contre point, une autre variation sur un thème. pas toujours réussi et bien entendu d'une extrême facilité...
il n'y a contre la barbarie qui vient que la houle de fond des unissons que la bouche profonde des arbres la tentation du ciel qui appartient aux ramures que la tempête qui chavire les voix la pièce d'or d'un avenir de lumière pour seule obole
pelouse interdite défense de marcher sur les maux ils suppurent des mensonges
la mathématique des oiseaux sur le boulier des lunaisons fait escompte de plume un lot de pailles coudées dans un apéro de fenêtres, avec ses glaçons qui sautent au soleil l'âme sirote sa lumière sur le boulevard des pyramides
les lèvres jumelles appartiennent au corps astral quand elles articulent de l'amour l'orange soupire des haleines comètes quand elles murmurent la peur l'orange boit Mars et Saturne mais leur ivresse ronde cercle le doigt d'un cheveu le plus secret des...
être ou ne pas être poète .. où est le sens et pourtant je tourne...
enlacement des îles par la taille par les os treillis de fibres au cœur gris et cette adhérence de terre de bois de cannelle émulsion de soupirs d'épuisement de l'indicible se diffusant corps en corps
lettres dans la pharmacie ruches d'apothicaire ou ordonnances roulées comme des cheveux au doigt potions de vie entre deux marges de deuil la nuit tombe le vent secoue les bouches et plus haut le dard des églises et les espaliers du désir
au cadenas mis aux étoiles le sésame de la nuit chaque rêve veut séduire l'aurore seul l'amour fait le tri... votre parole traverse et déchire; une fille de la lune sans doute...
le chant des nénuphars gobe le ciel chaque nuit il se ferme chaque matin leurs lèvres douces ouvrent les mélodies leurs pensées blanches roses comme la traînée d'écailles des athlètes du ciel
le geyser du vent prend son souffle dans le ventre dans le cœur enfoui de sa terre ce qu'il soulève est cette part de chant que les feuilles psalmodient livre léger des heures écharpe d'aiguilles mosaïque sur mon chemin
le charme filtre une à une les ombres bonnes à boire chaque marc pose sur le papier sa prairie de nuit et seule cette respiration blanche troue le ciel jusqu'à son but
ma peur flambe à blanc tendre la main est une audace qui engage le dos et ces secousses pâles qui perforent le puits allument des bombes dans une nuit de décharge est-ce l'encre qui écrit ou la feuille qui déchire sa plainte le séisme livre le cœur j'écoute...
et tant de pierres dans le mitan de l'eau galets d'offrande à l'urne des genoux micas de pupilles brisures d'ongles chutes arquées vers des ciels nus vermeil de l'éclat de tes dents juste après le désir tant yeux grand ouverts sur le fond des rivières...
voici les niches de l'au-delà sépulcres de mes ailes étagères de la peur en bocaux de formol et nous, volatiles comme un semis de grisaille dans le voile de la nuit
voler ne sert à rien mais le vol mon tour ne sert à rien mais l'ellipse brûler ne sert à rien et puis cet amour feu sur mon eau vive
migration de revenants la saison de toi est une aubaine d'oiseaux la nature ouvre l'armoire les trous mités d'air s'envolent gitans des poussières et des sautes d'humeur on débourre l'amour dans le haras des corolles le shaker amoureux dresse le lit dans...
j'habite l'ensemble vide des orbes des pendules le tic et le tac du temps en continu spirale des étreintes encordant le silence l'ombre qui passe est trotteuse de couloir tout au bout mes traces pas fugaces noirs volatils posés comme des ailes sur un...