poematique expiraTOIre
exclue de jour virée de nuit les fils noirs vibrent comme de longues estafilades et bradent ma peau je tente un refuge entre deux pinces d'oiseaux et je laisse sécher à l'abri d'une aube pleine de vent
toucher d'une valse les filets du soir romance aux bras tendus les yeux battent au tambour boomerang le rappel de la nuit ce cliquetis de moineaux avant la cage et l'on penche doucement du côté des vertiges avec comme un ballast las qui peigne le ciel...
pas même un mot à servir le puits est sec relancer la machine à poème un coup de couteau dans la toile ouvrir une fois le temps, large fente avec une belle coulure, du jus frais pour voir pour sentir pour entendre un seul instant un seul coup une seule...
si Dieu se met sur les pointes et qu'il en vienne à porter le ciel sur ses bases je laisserai mes chapiteaux aux papyrus l'azur s'y balance je regrette tant le fleuve quand j'étais trinité passante des deltas et qu'il y avait pour chaque roseau qui monte...
ne t'en fais pas j'écrème chaque jour ce lait d'étincelles qui allume tes vaisseaux je bague ces dépôts de lumière gaspillée sur ma nuit et je m'en vais avare les cacher sous mes draps copeaux de rêve contre mes insomnies
l'amour est une vasque d'abeilles jetée sur le fleuve piqûres qui pétillent et buées douloureuses et ce bruit qui s'éteint en coulures de miel le corps pénétre dans son lit jusqu'au silence parfait où habiter peut-être le reste du courant ce vol de l'eau...
pensée à l'équerre d'un vieux ciel il faut entêter grave aller dans les archives d'ardoise on lui doit combien? l'oeil prolifère et se multiplie aux croisements des lumières nos prisons grouillantes de l'univers coeurs brisés à la sortie du moule en direct...
je ne serai pas légère d'un rougeoiement d'une fin écrite au jus de Sahara mon corps empesé amasse son arbre à baisers opération des doigts et des caresses alors quoi être délicate recueillie puisque apprivoisée comme on se songe près et que tout peut...
la musique prolonge, laminoir du rêve. j'étire la substance moelleuse, une voix passe sur le temps. pinceau jazz sûr et cymbales. le vent flippe sur les ondes. écouter et plaquer au sol le bruit de mes dires. j'ai rasé mes mots de toutes façons. point...
J'ai dit voilà C'est moi J'ai payé cher Pour dire cela Parmi vous Les autres ont dit Nous aussi Alors j'ai dit Voilà je pars Et ils ont dit C'est bien C'est ce que nous Ferons aussi Tout ce que j'ai dit Ils l'ont dit Mais j'ai payé cher Pour dire cel...
sparadrap de rouille à la brûlure des ferrailles béton tendu à la gâche au ciment dur l'impénétrable black out marqué bestiau à la pointe du compas le mur rejoint le cheptel des silences face A face indomptable butée sauvage
y a -t-il dans nos souvenirs une posologie de l'attente, une délicatesse quand je perçois partout cette douleur d'automne ce craquement de l'amour à la feuille et mes quelques gouttes pour dormir dans la paume du chagrin
shooting indélébile il y a maintenant un leucome entre mes cils une talure de lumière plantée dans la fabrique de poème je recale mon mythe noir dans une autre lune j'y croche à la manille la galère des pupilles
architecture bivalve du poème la pompe à submersion nous noie hyperchromie d'un sang de feu rompu tu as fendu une boutonnière à la place du coeur qui coule son petit picpoul je picole ta colère signée à coups de croix comme des tulipes sur un écusson...
j'habite le pays de ta langue la loge de salive des territoires de nuit le même sang fièvreux le rhésus pareil de nos mots asthmatiques la réserve semblable des poèmes indiens une incantation cousue entre nos lèvres porte nos voiles humaines
chaque nuit tu l'enroules dans des draps de branches la serres comme un fagot magique entre tes bras devin la humes jusqu'à tes hypnoses cette odeur verte qu'elle suinte à tes épreuves chaque nuit tu danses ses éboulis de lierre picorent ton rêve et tu...