poematique expiraTOIre
sables rouges des paupières , le matin a des banderilles dans les yeux. lever l'instant est une drague ardue pour qui ratelle chaque nuit dans le gravier des rêves filet plein et bras d'effort je déplie le léporello des heures paravent des espérances...
glu poisse tuemouche chacun sa punaise sur le silence scotcher les élytres du poème empesé d' amidon papiers adhésifs sur les poussières je me rabats, me replie figée
à l'instant lâcher prise tous les poissons et les restes d'avril je pêcherai des cannes ni d'écailles ni d'arêtes et ce filet de petit bois fera feu de plage je lance mes trous dans l'eau une main ouverte pour repriser lesvagues
acrobate as-tu écrit comme une encolure sur des baptèmes une eau fraîche qui aurait dansé sur nous la poésie de naître je garde mes jupes en l'air axel et triple lutz cela fait des cercles de jambes et des auréoles sur la légèreté de vivre et de rester...
changement de source pour cause de naufrage de ciel pour cause d'oiseaux percés je cherche un autre sens à ma marche un poème qui avance, un poème qui chante un bruit sur du papier cadeau et ces longues passerelles qui tremblent d'un roseau je cherche...
Elle: qu'aurait-il fallu pour que tu m'aimes? Lui: être une autre
ce n'est pas se taire qui est si beau c'est le silence qu'il y a à l'intérieur de chaque mot qui fait poésie un écrivain se tait aussi dans tout ce qu'il écrit et écrit son revers de silence.
l'animalerie des silences.... en cage, barreaux barrés plein fouet de vague à l'âme isobares lourds sur mutisme j'entends le bruit de cette lame glissant sur les fermetures un jour muet s'en va je n'existe pas
pourquoi je ne me sens rien ni personne ou plutôt comment puis-je imaginer être. en réalité je ne suis même pas le khôl d'un oeil de nuit
dans mes serres de gerfaut tes brumes d’ombre mes brumes bleues de vent mon cœur de chair bleu des ombres désapé ouvre ses pelures de mille bleus une pluie nue qui tombe comme le chant d’exil du sable et des cotons
dmitr une main arc- en- ciel v ient d’éclore kaléidoscope bourdonnant d’abeilles sur des instants opaques les foisons de la joie libérée d’esclavage ces pots de miels teintent ma course de vols éphémères rejoindre la silhouette d’un oiseau prophète particule...
Je bois un œil de verre les agates polies des grêlons lasure fraîche sur ma langue ma main en raquette fait ses emplettes de transparences feuille caillou ciseaux au hasard des chutes des étrennes de vent flottent et sur le sol comme des sauterelles le...
remonte comme la vase de la plage qui marche d’eau et de flou s’estompant sans répit l’inconnu dont on se souvient déjà le mal d’ignorer vide hélant des cyclones vertigo des horizons où veillent des sentinelles sur les miradors de l’aurore
si loin si frivole si friable à me briser sans cesse mon cri broyant le noir silencieux tellement à s'arracher la peau de honte de lèpre humaine sous la crécelle la main tendue et la misère obscène errante étrange flairant ma faim ombre sauvage noyée...
Dans les couches nuit et jour un baiser engendre des arbres à soulever le ciel des bras fluides délivrent leurs lapements de vie les meutes sombres errent dans les corps le puits d’outre monde respire à fendre des seins jusqu’à la source
plus doux le velours peau à peau et comme un rêve qui devient plus doux le vol des pétales léger contre léger et comme un rêve qui devient plus doux ce parfum offrande entre offrande et comme un rêve qui devient plus doux le sens du vent doigts tressés...
n'échapper à l'isolement que dans l'intérieur de soi. maistenter le balancement dans les branches
une ordonnance de vie à mettre sur les balances on penche pour deux soupirs on s'élève pour ces empreintes qui glissent on penche encore -mais qu'est-ce qu'un oribus- et puis on sexe au ciel sauterelle à l'envol...
ceci est mon cahier de brouillon rien ne peut prétendre y demeurer tel quel
bouche à gravelles où se fichent les doigts sur les hémorragies cette béance décousue entre les lèvres livrée de rouge livrée de noir faille ou juste boutonnière pour agrafer le rien calicot cannibale fraudant avec la faim bouche que veux-tu baiser injure...
découvrir un autre de sa propre espèce c'est abolir sa folie .... les souris ne se pendent pas tête en bas dans les cavernes
j'ai tué la joie dans l'oeuf le plaisir avec du cyanure de mots j'ai jeté sur moi de la suie nécrosé mes poèmes d'une lame sous la langue faut que je me répare que je rustine que je mastique je fuis de partout petit coeur percé
quand je m'absente de moi c'est toi et quand je reviens tu es là déjà je t'ignore mais rien de mon coeur ne manque de te savoir joie mélancolique inconnue
pleine lune les eaux encore une fois sont montées à l'assaut du ciel bras tendus pour bercer les amours je lui confie mon désert mon silence de mailles qui tissent des roseaux elle seule te regarde elle seule me voit
d'où je suis je ne saurais atteindre même faite de feu ou d'un très puissant tonnerre je parle sous le cours de l'eau un fleuve perdu dans le sable