poematique expiraTOIre
bouquet.
plonger mon coeur dans l'acide parfum des premiers verts, à fleur de visage, dedans.
esprit des renaissances,es-tu là?
respiration brève des jaunes pas mûrs.
ne pas me fier à ce soleil de barrière,ce gamin dispersé dans les herbes. ne pas vouloir maintenant une chaleur soûle mais sentir ce glissement de piqûres dans les narines quand se réveillent nos vies et se soulèvent, le temps d'un éclair, nos poitrines de feuilles mortes.
je m'approche de cette offrande, de son assise mutine dans un bol de porcelaine et de tous ces yeux papillonnant, éclatés de mascara citron.
je ne parle pas le primula patoisensis veris. qu'importe! je saisis l'ironique baiser des corolles me refilant l'estafette du renouveau.
allez! respiration