poematique expiraTOIre
le jour se lève dit-on... il tombe aussi. mais que fait la nuit? comme si elle n'avait lieu que la substitution... brefs tourments à mon réveil.
et me demander...
entretenir l'inconfort, miser sur le goût de l'instable, -je crois qu'il a une saveur salée d'océan-, celui de l'insécurité peut-être...? histoire de changer le sens continu des affaires, d'inverser la roue. la nuit se lèvera désormais.
mes petites souffrances ne sont peut-être pas si inutiles puisque j'entrevois au terme de chacune un espace de changement, d'étonnement et de plaisir. joie de sportif faut-il dire? "ça fait du bien quand ça s'arrête" dit-on. joie de boxeur. A. Cravan le sentait-il en cognant? retrouvait-il ensuite le délicat matériau de ses mots comme on s'adonne à son lit et son rêve?
choisir la drôle d'inquiétude, le fil de la lame qui remet son pas en question. faire acte des travers, des zones interdites, y reconnaître son propre pas. oui c'est bien là qu'il faut aller dans le sable ratissé vierge, par là qu'il faut se faufiler, s'écharder les sens... il est temps.
constater même que ce n'est pas vraiment un choix, mais une invective car dans l'état "instant chaud" plus rien ne m'apparaît qui n'ait déjà donné ce qu'il pouvait. maintenant peut-être est-ce l'ère du déséquilibre, du séisme quotidien? par aucune autre porte la vie n'entrera si ce n'est celle de cette partie de moi qui déconstruit mon mur.
choisir le bouleversement au jour le jour et penser définitivement en démolisseur. puis bâtir depuis les récupérations et les gravats, les déconfitures, les restes ou les bricoles, la nouvelle vie intérieure?